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RDC: le dialogue traîne, la pression monte à l'approche du 19 décembre

Les négociations sous l'égide de l'Eglise congolaise peuvent-elles aboutir ce vendredi 16 décembre ?
© Wikipédia

En RDC, les négociations entre les signataires de l’accord issu du dialogue facilité par Edem Kodjo et les non-signataires se révèlent laborieuses. Il n’y a toujours pas de véritable consensus qui se dégage au sein des trois commissions mises en place sous la modération de l’Eglise catholique. La plénière prévue jeudi a été reportée à ce vendredi matin 16 décembre. C’est même à se demander s’il y aura un atterrissage en douceur aujourd’hui, date prévue pour la fin des travaux.

Difficile de dire en ce moment si les négociations modérées par la Conférence épiscopale nationale de la République démocratique du Congo (Cenco) déboucheront sur le consensus recherché ce vendredi.
Jusqu’à jeudi, les divergences persistaient encore entre la majorité et l’opposition : le sort du président Kabila qui, selon le Rassemblement de l’opposition sera hors mandat après le 19 décembre, la gestion même de la transition, le calendrier électoral et surtout la date de la présidentielle, la libération des prisonniers politiques et la fin des harcèlements judiciaires contre les opposants. Tous ces sujets semblent liés. Tout naturellement, les solutions aussi, explique un délégué sous le sceau de l’anonymat.
Qui doit alors concéder quoi entre les deux camps ? Majorité et opposants disent tous lutter pour l’intérêt supérieur de la nation. Entretemps, la population observe le comportement des uns et des autres et l’attitude de cette population dépendra sans doute du résultat de ces négociations que certains qualifient de « dernière chance ».
Couvre-feu renforcé et émissions politiques interdites au Kasaï-Oriental
Et à l'approche de la fin de mandat officielle de Joseph Kabila, le 19 décembre, la tension est de plus en plus perceptible.
Au Kasaï-Oriental, le couvre-feu déjà en place depuis deux mois vient d'être renforcé dans la capitale de cette province Mbuji-Mayi. Au lieu de 22h, il démarre désormais à 20h jusque 6h du matin.
Autre mesure, la suspension de toute émission de débat politique, sans date de fin pour le moment. Des mesures préventives prises pour des raisons sécuritaires et non politiques, assure le gouverneur du Kasaï-Oriental, la province d'origine d'Etienne Tshisekedi. 
Alphonse Ngoyi Kasanji revient sur les raisons de ces mesures.
C'est notre première mission de préserver l'ordre public, la sécurité des personnes et de leurs biens. Ce n'est pas en rapport avec le 19.
Alphonse Ngoyi Kasanji
16-12-2016 - Par Léa-Lisa Westerhoff
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L'accès aux réseaux sociaux restreint
Par ailleurs, les autorités de Kinshasa ont ordonné jeudi un filtrage ou une coupure des réseaux sociaux en République démocratique du Congo à partir de dimanche, moins de 48 heures avant la fin du mandat du président Kabila. Trois fournisseurs d'accès ont indiqué à l'AFP avoir reçu une notification formelle de l'Autorité de régulation des postes et des télécommunications (ARPTC) les enjoignant de restreindre l'accès aux réseaux sociaux « à dater du 18 décembre 2016 à partir de 23h59 ».
Amnesty International a dénoncé une « tentative flagrante de maintenir les Congolais dans l'obscurité à un moment critique ». Cette décision « doit être cassée immédiatement », écrit l'organisation de défense des droits de l'homme dans un communiqué.

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