Accéder au contenu principal

Obama supprime un système de surveillance des musulmans avant l'arrivée de Trump

Obama supprime un système de surveillance des musulmans avant l'arrivée de Trump

mediaBarack Obama a demandé la suppression d'un programme de surveillance mis en place après le 11-Septembre et qui visait les musulmans et les arabes.REUTERS/Carlos Barria
Barack Obama n'a jamais caché son opposition à l'idée de Donald Trump de créer une base de données recensant les musulmans se trouvant aux Etats-Unis ou essayant d'y entrer. Mais une fois qu'il aura quitté la Maison Blanche, il ne pourra plus faire grand-chose pour empêcher son successeur de mettre son projet à exécution, s'il le souhaite. Il profite donc de ses dernières semaines au pouvoir pour au moins le priver d'un outil qui lui permettrait de réinstaurer un registre à forte connotation discriminatoire.
Avec notre correspondant à Washington,  Jean-Louis Pourtet
Après les attentats du 11-Septembre, l'administration Bush avait, pour des raisons de sécurité, renforcé les contrôles à l'entrée des Etats-Unis, surtout pour les hommes ayant plus de 16 ans et venant d'un groupe de 25 pays en majeure partie musulmans. Leurs empreintes digitales étaient enregistrées, ils étaient photographiés et interrogés sur la raison de leur visite. Leur départ était aussi surveillé. Les voyageurs vivant légalement aux Etats-Unis et venant des pays suspectés de terrorisme devaient subir le même traitement.
Avec les progrès de la technologie - la biométrie notamment -, cette procédure lourde, coûteuse et pas toujours efficace avait été abandonnée en 2011. Mais le programme n'avait pas été officiellement annulé et pouvait donc être rétabli.
C'est pour prévenir une telle possibilité que Barack Obama a demandé au ministère de la Sécurité intérieure d'y mettre définitivement fin en le retirant du Code des régulations fédérales. Si Donald Trump veut instaurer un système identique, comme il en laissé de nouveau planer la possibilité après l'attentat de Berlin, il faudra qu'il reparte de zéro et obtienne l'autorisation du Congrès.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

colliers en pagne

https://fr.pinterest.com/explore/le-style-africain/

Rentrée scolaire en RDC: l’Etat devrait «payer décemment les enseignants»

Rentrée scolaire en RDC: l’Etat devrait «payer décemment les enseignants» Par  Anne Cantener Diffusion : lundi 5 septembre 2016   Une salle de classe vide, lors de la rentrée scolaire à Kinshasa, RDC, le 5 septembre 2016. RFI/Sonia Rolley in Partager Réagir print C’est la rentrée des classes en RDC et l’opposition a appelé à ne pas envoyer les enfants à l’école. La société civile s'est jointe au mouvement notamment au Sud-Kivu pour réclamer une vraie gratuité de la scolarité. Actuellement, les parents contribuent au salaire des professeurs, à travers une prime qui vient s'ajouter à la rémunération versée par l'Etat. Maitre Patient Bashombe fait partie de la coordination de la société civile du Sud-Kivu. Pour lui, le versement de cette prime doit cesser.

La Conférence internationale d'appui au développement s'ouvre à Tunis

La Conférence internationale d'appui au développement s'ouvre à Tunis Le Premier ministre tunisien Yousseff Chahed aimerait attirer de nouveaux investisseurs étrangers dans son pays. © REUTERS/Zoubeir Souissi Par  RFI   Publié le 29-11-2016   Modifié le 29-11-2016 à 08:53 Des milliers d'investisseurs sont attendus à partir de ce mardi 29 novembre à Tunis pour la Conférence internationale d'appui au développement. Six ans après sa révolution, la Tunisie a plus que jamais besoin d'un soutien financier pour faire repartir son économie. Avec notre envoyée spéciale à Tunis,  Dominique Baillard Tous les principaux bailleurs sont présents : Banque mondiale, Banque européenne d’investissement, Banque africaine de développement.  Les pays amis aussi  sont là : les dirigeants de la France bien sûr (le premier pays investisseur), mais aussi de l’Algérie et du Qatar, qui vont intervenir ce matin à l’ouverture de la conférence. Il y a auss...