Accéder au contenu principal

Résolution sur les colonies en Cisjordanie: le Sénégal assume son vote

Résolution sur les colonies en Cisjordanie: le Sénégal assume son vote

Le président sénégalais Macky Sall et son gouvernement ont défendu leur position sur les colonies israéliennes.
© AFP PHOTO/SEYLLOU

Le Sénégal a défendu sa décision de voter, vendredi 23 décembre, à l'ONU en faveur d'une résolution demandant l'arrêt de la colonisation dans les territoires palestiniens et à Jérusalem-Est. Ce vote a provoqué la colère d'Israël, qui, dans la foulée, a annoncé une série de mesures contre plusieurs pays.

En obtenant qu'un vote soit organisé vendredi 23 décembre à l'ONU sur une résolution contre les colonies israéliennes, le Sénégal (avec le Venezuela, la Malaisie et la Nouvelle-Zélande) a considérablement agacé le gouvernement israélien. Quelques heures après l’adoption du texte, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a annoncé le rappel immédiat de son ambassadeur au Sénégal pour consultations, et a décidé d'annuler des programmes d'aide et la visite, prévue le mois prochain, du ministre des Affaires étrangères sénégalais.
Ce dimanche, à la télévision publique RTS, le porte-parole du gouvernement Seydou Gueye a assuré que son pays n'avait pas encore été officiellement notifié de ces décisions, mais donnerait suite le moment venu. Il a ensuite expliqué pourquoi ce vote est conforme à sa vision de la diplomatie. « Il faut saluer la position du Sénégal, et d’ailleurs la communauté internationale nous félicite, et notamment les pays musulmans, puisque le Sénégal a une position très claire dans ses rapports avec Israël, et ses relations avec la Palestine. Depuis 1975, c’est le Sénégal qui préside le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, a rappelé Seydou Gueye. Et ce n’est pas parce que le Sénégal soutient le peuple palestinien qu’il est contre l’Etat d’Israël.
Je voudrais signaler que c’est le président Abdou Diouf, qui a rétabli les relations avec Israël, continue Seydou Gueye. Ensuite, l’ancien président Abdoulaye Wade n’a pas changé la perspective. Donc, en vérité, dans ces rapports avec Israël, le président Macky Sall est dans une continuité. Notre ambassadeur accrédité auprès de l’Etat d’Israël s’apprêtait à présenter ses lettres de créance puisqu’il y a eu un regain d’intérêt entre les deux pays. Mais le Sénégal a tenu à être conforme à sa vision de la diplomatie puisque la diplomatie et la politique extérieure du Sénégal se définissent ici au palais de la République, et nulle part ailleurs. »

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

colliers en pagne

https://fr.pinterest.com/explore/le-style-africain/

Rentrée scolaire en RDC: l’Etat devrait «payer décemment les enseignants»

Rentrée scolaire en RDC: l’Etat devrait «payer décemment les enseignants» Par  Anne Cantener Diffusion : lundi 5 septembre 2016   Une salle de classe vide, lors de la rentrée scolaire à Kinshasa, RDC, le 5 septembre 2016. RFI/Sonia Rolley in Partager Réagir print C’est la rentrée des classes en RDC et l’opposition a appelé à ne pas envoyer les enfants à l’école. La société civile s'est jointe au mouvement notamment au Sud-Kivu pour réclamer une vraie gratuité de la scolarité. Actuellement, les parents contribuent au salaire des professeurs, à travers une prime qui vient s'ajouter à la rémunération versée par l'Etat. Maitre Patient Bashombe fait partie de la coordination de la société civile du Sud-Kivu. Pour lui, le versement de cette prime doit cesser.

La Conférence internationale d'appui au développement s'ouvre à Tunis

La Conférence internationale d'appui au développement s'ouvre à Tunis Le Premier ministre tunisien Yousseff Chahed aimerait attirer de nouveaux investisseurs étrangers dans son pays. © REUTERS/Zoubeir Souissi Par  RFI   Publié le 29-11-2016   Modifié le 29-11-2016 à 08:53 Des milliers d'investisseurs sont attendus à partir de ce mardi 29 novembre à Tunis pour la Conférence internationale d'appui au développement. Six ans après sa révolution, la Tunisie a plus que jamais besoin d'un soutien financier pour faire repartir son économie. Avec notre envoyée spéciale à Tunis,  Dominique Baillard Tous les principaux bailleurs sont présents : Banque mondiale, Banque européenne d’investissement, Banque africaine de développement.  Les pays amis aussi  sont là : les dirigeants de la France bien sûr (le premier pays investisseur), mais aussi de l’Algérie et du Qatar, qui vont intervenir ce matin à l’ouverture de la conférence. Il y a auss...