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A la Une: amende de 3,5 milliards de dollars pour Odebrecht, géant du BTP brésilien

A la Une: amende de 3,5 milliards de dollars pour Odebrecht, géant du BTP brésilien

mediaLe siège de l'entreprise de BTP Oderbrecht, à Sao Paulo, au Brésil.REUTERS/Paulo Whitaker
Condamné à payer 3,5 milliards de dollars pour une affaire de corruption dans le cadre de l’affaire Petrobras, Odebrecht aurait versé des millions de pots-de-vin à des fonctionnaires africains et sud-américains, selon le département de la Justice américaine.
L’amende représente la plus forte somme jamais versée dans le cadre d’un scandale de corruption à l’étranger selon le ministère de la Justice américaine dans le Washington Post. Le géant du BTP brésilien Oderbrecht et sa filiale Braskem, au cœur du scandale Petrobras, ont accepté de payer 3,5 milliards de dollars aux autorités brésiliennes, suisses et américaines pour reprendre leurs affaires. Car jusqu’à maintenant, le groupe de BTP brésilien ne pouvait plus participer à aucun d’appel d’offres au Brésil, et était aussi mal vu à l’étranger, à cause de ce scandale de corruption.

Pour gagner des marchés publics, Oderbrecht a payé 800 millions de dollars de pots-de-vin à des fonctionnaires et hommes politiques. Au Brésil, à hauteur de 600 millions de dollars, le 200 millions restants ayant fini dans les poches d’agents publics ou d’élus au Pérou, en Équateur, en Colombie, en Argentine, au Mexique, en République Dominicaine ou au Guatemala, mais aussi, en Angola et au Mozambique.
Des chiffres qui donnent le tournis

Le quotidien brésilien O’Globo titre en Une : « le plus grand cas de corruption de l’histoire » et selon Folha de Sao Paolo l’entreprise aurait obtenu en contrepartie de ces 800 millions de dollars de bakchich, au moins 12 milliards d’avantages, liés à plus de 100 projets à travers le monde. Et les chiffres donnent le tournis : 35 millions de dollars de pots-de-vin en Argentine sous la présidence de Cristina Kirchner, selon Clarin, le quotidien argentin de droite, qui rappelle que les pots-de-vin les plus élevés étaient destinés au Venezuela, 98 millions de dollars.

El Comercio, le journal économique péruvien raconte lui que ce système a duré près de 10 ans, jusqu’en 2014, des fonctionnaires péruviens de gauche comme de droite ont été arrosés. Le quotidien précise qu’un fonctionnaire de haut rang dans le secteur des transports aurait reçu à lui seul 1 million et demi de dollars. El Comercio spécule qu’il pourrait s’agir d’un pot-de-vin lié à la construction de la ligne 1 du métro de Lima, et rappelle que l’entreprise Odebrecht pendant ces années a aussi piloté des projets d’autoroutes ainsi que la construction d’un important Gazoduc.

La liste de pays, de personnages et d’infrastructures concernés à travers le continent est longue. Et l’éditorialiste de la Folha de Sao Paolo estime que c’est « une honte pour le Brésil d’avoir gardé le secret vu l’ampleur de l’affaire ». C’est en effet le département de Justice américaine qui coordonne la procédure avec les autorités judiciaires brésiliennes qui rendu public ces documents. Pour l’instant, l’identité précise des personnes impliquées n’a pas été dévoilée.
 
Les inscriptions à Obamacare en hausse aux États-Unis
 
Le bilan de fin d’année pour le système de couverture santé mis en place par Barack Obama est bon, selon les derniers chiffres de l’administration.

Près de 6,5 millions d’Américains ont choisi de s’assurer grâce à « l’Affordable Care Act » cette année. Ce sont 400 000 personnes de plus que l’année précédente, indique le New York Times, qui rappelle que l’objectif est de couvrir 13 millions de personnes grâce à cette loi qui subventionne l’assurance santé des Américains les plus pauvres.

Étrangement, les Etats ayant voté pour Trump, tels que la Floride, le Texas la Géorgie et la Pennsylvanie, sont ceux où la hausse des inscriptions à Obamacare est la plus importante.
Un retour vers un système d’assurances privées ?
L’Atlanta Journal-Constitution titre « 350 000 Géorgiens inscrits malgré la menace d’une abrogation de la loi ». Car c’est bien ce qu’a promis Donald Trump tout au long de sa campagne. La nomination de Tom Price, farouche opposant à la réforme, au poste de ministre de la Santé semble même confirmer cette volonté de revenir à un système d’assurances privées.
Résultat, Politico raconte qu’une douzaine de chercheurs sont en train de collecter, à toute vitesse, un maximum d’informations qui ont été rendues publiques par la loi santé ObamaCare. Des informations qui permettent de comprendre comment les Américains utilisent leur assurance, combien de fois par an, à quel prix, etc. Inquiet que Trump appuie sur le bouton « effacer les données » une fois en place, un chercheur cité par le journal explique que ces informations sont essentielles pour « juger de l’efficacité des systèmes de santé et formuler une politique basée sur des faits. »

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