Accéder au contenu principal

Au Mexique, la hausse du prix des carburants passe vraiment très mal

Au Mexique, la hausse du prix des carburants passe vraiment très mal

mediaManifestation contre la hausse du prix des carburants à Mexico, le 8 janvier 2017. «Dehors Peña»: certaines pancartes ciblent le président.REUTERS/Edgard Garrido
Au Mexique, la mobilisation continue face à la hausse du prix des carburants. Ce week-end, des dizaines de milliers de Mexicains ont manifesté dans plusieurs villes du pays, pour demander au gouvernement de faire marche arrière sur sa décision d'augmenter de 15 à 20 % les prix à la pompe depuis le 1er janvier. Une hausse consécutive à la libéralisation du secteur pétrolier, votée par le Parlement en 2013, mais qui ne passe pas du tout auprès de l'opinion publique.
Avec notre correspondante à Mexico, Emilie Barraza
Les autoroutes ou des stations-service sont régulièrement bloquées par des conducteurs ou des routiers. De nombreuses manifestations spontanées ont eu lieu à travers tout le Mexique. Une grande mobilisation nationale est prévue ce lundi 9 janvier 2017 dans plusieurs villes.
En somme, face à la hausse du prix des carburants, la colère ne retombe pas. Ce week-end, des milliers de personnes ont protesté dans les rues de Mexico. Comme cet ouvrier, Jorge Rodríguez, inquiet pour son pouvoir d'achat. « Je n'ai pas de voiture, dit-il, mais les transports publics ont déjà augmenté. »
« A Mexico, le bus coûtait 5 pesos. Maintenant, il coûte 8 pesos ! Je suis ouvrier, je gagne 700 pesos par semaine, vous imaginez ? C'est impossible de joindre les deux bouts. Alors, je manifeste parce que cette augmentation de l'essence va forcément m'affecter », explique Jorge.
« La tortilla va augmenter, les légumes aussi »
Le président Peña Nieto a tenté de rassurer les Mexicains, en promettant que les prix des biens et des services n'augmenteraient pas. María Susana n'y croit pas. Cette cuisinière, propriétaire d'un petit restaurant de quartier, a déjà vu ses dépenses exploser à cause de l'augmentation des prix à la pompe.
« Tous les prix grimpent, constate-t-elle. La tortilla va augmenter, les légumes aussi. Le menu, je le vends actuellement à 35 pesos, mais je vais devoir l'augmenter à 45 pesos minimum. Avec ces prix, c'est sûr que mes ventes vont chuter. Je ne sais pas combien de temps mon commerce va tenir. »
Avec la rentrée scolaire, beaucoup espèrent que les étudiants se joindront aux cortèges de la grande mobilisation nationale prévue ce lundi, pour tenir tête au gouvernement et faire baisser le prix des carburants.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

colliers en pagne

https://fr.pinterest.com/explore/le-style-africain/

Rentrée scolaire en RDC: l’Etat devrait «payer décemment les enseignants»

Rentrée scolaire en RDC: l’Etat devrait «payer décemment les enseignants» Par  Anne Cantener Diffusion : lundi 5 septembre 2016   Une salle de classe vide, lors de la rentrée scolaire à Kinshasa, RDC, le 5 septembre 2016. RFI/Sonia Rolley in Partager Réagir print C’est la rentrée des classes en RDC et l’opposition a appelé à ne pas envoyer les enfants à l’école. La société civile s'est jointe au mouvement notamment au Sud-Kivu pour réclamer une vraie gratuité de la scolarité. Actuellement, les parents contribuent au salaire des professeurs, à travers une prime qui vient s'ajouter à la rémunération versée par l'Etat. Maitre Patient Bashombe fait partie de la coordination de la société civile du Sud-Kivu. Pour lui, le versement de cette prime doit cesser.

La Conférence internationale d'appui au développement s'ouvre à Tunis

La Conférence internationale d'appui au développement s'ouvre à Tunis Le Premier ministre tunisien Yousseff Chahed aimerait attirer de nouveaux investisseurs étrangers dans son pays. © REUTERS/Zoubeir Souissi Par  RFI   Publié le 29-11-2016   Modifié le 29-11-2016 à 08:53 Des milliers d'investisseurs sont attendus à partir de ce mardi 29 novembre à Tunis pour la Conférence internationale d'appui au développement. Six ans après sa révolution, la Tunisie a plus que jamais besoin d'un soutien financier pour faire repartir son économie. Avec notre envoyée spéciale à Tunis,  Dominique Baillard Tous les principaux bailleurs sont présents : Banque mondiale, Banque européenne d’investissement, Banque africaine de développement.  Les pays amis aussi  sont là : les dirigeants de la France bien sûr (le premier pays investisseur), mais aussi de l’Algérie et du Qatar, qui vont intervenir ce matin à l’ouverture de la conférence. Il y a auss...