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A la Une: les premiers pas de Donald Trump à la Maison Blanche

A la Une: les premiers pas de Donald Trump à la Maison Blanche

mediaLe président américain, Donald Trump et son vice-président Mike Pence dans le bureau ovale de la Maison Blanche.Reuters/路透社

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les notes données par les journalistes américains à leur nouveau président ne sont pas bonnes. « La Maison Blanche sous Donald Trump débute sur un ton agressif sans équivoque » titre le Los Angeles Times.

Pour le Washington Post il n'y a plus aucun doute: « Le président Trump compte faire des médias américains son ennemi préféré. Mais les journalistes ne devraient pas mordre à l'hameçon. Bien au contraire: les journalistes devraient répondre en exerçant leur métier de façon responsable, juste et sans peur. Car dans cette pièce, quelqu'un doit être l'adulte. Et on vient de nous rappeler de manière saisissante qui ne le sera pas ».

« La réaction de Donald Trump n'était rien de plus qu'un éclat puéril et enfantin », s'exclame l'éditorialiste du Boston Globe qui estime tout de même que « la malhonnêteté scandaleuse de l'administration a le mérite d'être éclairante. Puisqu'elle met en lumière le défi que posera ce style Trump à ces chers alliés républicains. Qui d'entre eux suivra Trump dans les mensonges sur l'importance de la foule? Et quand le président met en cause la sécurité des vaccins en déployant des théories complotistes absurdes, vont-ils le suivre ? Quand il dira que noir est blanc, feront-ils de même? »

Même au sein de son nouvelle administration, ces débuts tumultueux ont fait grincer quelques dents. « Le manque de discipline du nouveau locataire de la Maison Blanche a suscité l'inquiétude de certains membres de sa garde rapprochée » écrit le New York Times. « Certains conseillers avaient en effet supplié Donald Trump de ne pas céder à sa rage bouillante face à ce que le nouveau président considère être une couverture médiatique injuste à son égard. Au lieu de quoi monsieur Trump a décidé d'écouter d'autres conseillers qui partageaient sa colère et son désir de riposter ».

A l'étranger aussi, on tente de se positionner après l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche.
 
« Le Premier ministre canadien Justin Trudeau et son cabinet sont réunis depuis hier pour un séminaire de trois jours à Calgary », rapporte par exemple le journal québécois Le Devoir. « Et l'arrivée de Donald Trump au pouvoir occupera une grande partie des discussions. Un exemple des défis à venir? Dimanche, M. Trump a fait savoir qu’il était déjà prêt à commencer la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain avec le président mexicain Enrique Peña Nieto et Justin Trudeau ».

Selon le quotidien mexicain Milenio, ces deux derniers se sont justement parlé longuement au téléphone, ce dimanche soir. Et à en croire le journal, « Enrique Peña Nieto et Justin Trudeau uniront leurs forces face à Donald Trump ». Milenio se veut optimiste, quant à l'avenir de l'accord. « Le président américain pourrait être confronté à une certaine résistance au Congrès. Celui-ci est certes entre les mains des républicains. Mais parmi les conservateurs, les partisans du libre-échange sont nombreux ».
La Colombie accueille depuis hier soir François Hollande.
Le président français est en visite officielle pour soutenir l'accord de paix entre le gouvernement colombien et la guérilla des Farc. Dans une interview exclusive, accordée à Semana,  François Hollande estime que le « rôle de la France, membre permanent du Conseil de Sécurité de l'ONU, est de se tenir auprès de la Colombie en ce moment historique ». Pour le chef de l'Etat français, « la Colombie est ainsi un exemple, non seulement pour l'Amérique latine mais pour le monde entier, que la paix négociée est toujours possible et que la fatalité peut être évitée".

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