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Déplacés de force en métropole, les «Enfants de la Creuse» vont être auditionnés Par RFI Publié le 23-12-2016 Modifié le 23-12-2016 à 00:12 media Des «Enfants de la Creuse» rassemblés devant l'Assemblée nationale, le 18 février 2014. ERIC FEFERBERG / AFP Moins d'un an après son installation par l'ancienne ministre de l'Outre-Mer George Pau-Langevin, la commission d'information sur la migration forcée d'enfants réunionnais en métropole va auditionner ceux qu'on appelle communément les «Enfants de la Creuse». On les appelle les « Enfants de la Creuse » et ils sont plus de 2 000. Nés à La Réunion, ils avaient été déplacés entre 1963 et 1982 vers la métropole pour repeupler des zones touchées par l'exode rural. La plupart avait été envoyée dans la Creuse, dans le centre de la France. Trente-cinq ans plus tard, en février dernier, l’ancienne ministre des Outre-Mer George Paul-Langevin avait mis en place une commission d’information et de recherche historique pour faire la lumière sur cette migration forcée. Présidée par le sociologue et maître de conférences en sociologie Philippe Vitale, cette commission rencontrera ces « Enfants de la Creuse » les 6 et 8 janvier prochains à Paris et à Guéret, dans la Creuse. Déportée à l'âge de trois ans, Valérie Andanson, de la Fédération des enfants déracinés, considère qu'il est temps qu'on les écoute. « Nous avons été arrachés à notre île, à nos racines, à nos repères. Nous avons été transplantés comme des objets. Nos droits d’enfants ont été bafoués », dénonce-t-elle. Aujourd’hui, Valérie Andanson souhaite que les « Enfants de la Creuse » voient leurs attentes satisfaites, que leurs histoires soient reconnues comme des crimes contre l’enfance, qu’ils aient pleinement accès à la totalité des informations et que leur histoire rentre dans les manuels scolaires. « Ce sont les points les plus importants, surtout l’accès aux dossiers. Qu’on sache d’où on vient », insiste-t-elle. La commission d’information et de recherche historique a déjà comptabilisé 2 150 enfants déplacés d’office entre 1963 et 1982.

Déplacés de force en métropole, les «Enfants de la Creuse» vont être auditionnés

mediaDes «Enfants de la Creuse» rassemblés devant l'Assemblée nationale, le 18 février 2014.ERIC FEFERBERG / AFP
Moins d'un an après son installation par l'ancienne ministre de l'Outre-Mer George Pau-Langevin, la commission d'information sur la migration forcée d'enfants réunionnais en métropole va auditionner ceux qu'on appelle communément les «Enfants de la Creuse».
On les appelle les « Enfants de la Creuse » et ils sont plus de 2 000. Nés à La Réunion, ils avaient été déplacés entre 1963 et 1982 vers la métropole pour repeupler des zones touchées par l'exode rural. La plupart avait été envoyée dans la Creuse, dans le centre de la France.
Trente-cinq ans plus tard, en février dernier, l’ancienne ministre des Outre-Mer George Paul-Langevin avait mis en place une commission d’information et de recherche historique pour faire la lumière sur cette migration forcée. Présidée par le sociologue et maître de conférences en sociologie Philippe Vitale, cette commission rencontrera ces « Enfants de la Creuse » les 6 et 8 janvier prochains à Paris et à Guéret, dans la Creuse.
Déportée à l'âge de trois ans, Valérie Andanson, de la Fédération des enfants déracinés, considère qu'il est temps qu'on les écoute. « Nous avons été arrachés à notre île, à nos racines, à nos repères. Nous avons été transplantés comme des objets. Nos droits d’enfants ont été bafoués », dénonce-t-elle. Aujourd’hui, Valérie Andanson souhaite que les « Enfants de la Creuse » voient leurs attentes satisfaites, que leurs histoires soient reconnues comme des crimes contre l’enfance, qu’ils aient pleinement accès à la totalité des informations et que leur histoire rentre dans les manuels scolaires. « Ce sont les points les plus importants, surtout l’accès aux dossiers. Qu’on sache d’où on vient », insiste-t-elle.
La commission d’information et de recherche historique a déjà comptabilisé 2 150 enfants déplacés d’office entre 1963 et 1982.http://www.rfi.fr/france/20161223-deplaces-force-metropole-enfants-creuse-vont-etre-auditionnes
mediaDes «Enfants de la Creuse» rassemblés devant l'Assemblée nationale, le 18 février 2014.ERIC FEFERBERG / AFP
Moins d'un an après son installation par l'ancienne ministre de l'Outre-Mer George Pau-Langevin, la commission d'information sur la migration forcée d'enfants réunionnais en métropole va auditionner ceux qu'on appelle communément les «Enfants de la Creuse».
On les appelle les « Enfants de la Creuse » et ils sont plus de 2 000. Nés à La Réunion, ils avaient été déplacés entre 1963 et 1982 vers la métropole pour repeupler des zones touchées par l'exode rural. La plupart avait été envoyée dans la Creuse, dans le centre de la France.
Trente-cinq ans plus tard, en février dernier, l’ancienne ministre des Outre-Mer George Paul-Langevin avait mis en place une commission d’information et de recherche historique pour faire la lumière sur cette migration forcée. Présidée par le sociologue et maître de conférences en sociologie Philippe Vitale, cette commission rencontrera ces « Enfants de la Creuse » les 6 et 8 janvier prochains à Paris et à Guéret, dans la Creuse.
Déportée à l'âge de trois ans, Valérie Andanson, de la Fédération des enfants déracinés, considère qu'il est temps qu'on les écoute. « Nous avons été arrachés à notre île, à nos racines, à nos repères. Nous avons été transplantés comme des objets. Nos droits d’enfants ont été bafoués », dénonce-t-elle. Aujourd’hui, Valérie Andanson souhaite que les « Enfants de la Creuse » voient leurs attentes satisfaites, que leurs histoires soient reconnues comme des crimes contre l’enfance, qu’ils aient pleinement accès à la totalité des informations et que leur histoire rentre dans les manuels scolaires. « Ce sont les points les plus importants, surtout l’accès aux dossiers. Qu’on sache d’où on vient », insiste-t-elle.
La commission d’information et de recherche historique a déjà comptabilisé 2 150 enfants déplacés d’office entre 1963 et 1982.

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