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Guinée équatoriale: trois cadres de la Société générale arrêtés à Malabo

Guinée équatoriale: trois cadres de la Société générale arrêtés à Malabo

Malabo, capitale de la Guinée équatoriale.
© Wikimedia Commons/Frokor

Plusieurs cadres de la banque française Société générale ont été arrêtés, la semaine dernière, en Guinée équatoriale. Ils sont accusés par Malabo d’avoir transmis des informations à la justice française qui enquête sur l’affaire des biens mal acquis, et en particulier sur le patrimoine du fils du président.

Au moins trois hauts cadres de la filiale locale de la Société générale ont été interpellés la semaine dernière à Malabo : deux Français et un Espagnol. Leurs passeports ont été confisqués.
De quoi sont accusés ces employés ? D’avoir « violé le secret bancaire », c’est-à-dire d’avoir transmis à la justice française des informations sur les comptes du fils du président, Teodorin Obiang qui est aussi vice-président de la Guinée équatoriale. Ce sont des « espions », selon un communiqué du gouvernement, « à la solde des ONG Sherpa et Transparency International ».
Ces deux ONG ont porté plainte, il y a près de dix ans, contre Teodorin Obiang dans l’affaire dite des biens mal acquis. Elles accusent le fils du président de détourner l’argent du pays pour se bâtir une fortune colossale : hôtels particuliers à Paris, voitures de luxe, œuvres d’art, etc. Le premier procès dans cette affaire doit s’ouvrir, hasard de calendrier, dans une dizaine de jours à Paris.
Il faut savoir que la Société générale finance la société d'exploitation de bois Somagui Forestal en Guinée équatoriale. Une société qui, elle, appartient à la famille présidentielle.

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