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QUAND L’AFRIQUE ATTIRE : LES FEMMES AFRICAINES, CIBLES DES INVESTISSEURS

QUAND L’AFRIQUE ATTIRE : LES FEMMES AFRICAINES, CIBLES DES INVESTISSEURS

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« La capacité entrepreneuriale des femmes en Afrique est impressionnante. Elles sont des agents de production essentielle », déclaration de Makhtar Diop, Vice Président de la Banque Mondiale pour l’Afrique subsaharienne, lors du forum Afrique France qui s’est tenu les 6 et 7 décembre 2016 à Paris.
Tout y est dit. Je devrais même m’arrêter à cette citation, mais bon je vais tout de même prendre plaisir à développer ma pensée.
Je rédigeais il y a quelques mois de cela un article portant justement sur les femmes africaines et l’entrepreneuriat.
Et sans vouloir faire de redite, je soulignais le fait que la femme africaine est une entrepreneure dans l’âme : cela ne date pas d’aujourd’hui.
D’après une étude réalisée par : « The Global Entrepreneurship Monitor » (GEM) parue en Février 2015, « les femmes vivant en Afrique subsaharienne représentent 28% des entrepreneurs contre environ 3% en France »
Mais j’ai envie de dire que ce n’est finalement pas une grande surprise puisque, depuis bien longtemps déjà, les femmes africaines entreprennent (notamment pour subvenir aux besoins de leur entourage). J’ai toujours en tête l’image de la maman africaine qui s’assure que tout va bien et qui fait tout ce qui est en son pouvoir pour que ses enfants ne manquent de rien.
Aujourd’hui les femmes (tout comme les jeunes) font partie des catégories de population qui intéressent de plus en plus les investisseurs et les bailleurs de fonds. Ils sont plus que jamais nombreux à croire au potentiel des femmes. Que ce soit à travers des programmes dédiés, des concours ou encore sous d’autres formes, des solutions financières permettent l’émergence de l’entrepreneuriat féminin.

Des femmes qui ont une forte influence sur leur communauté :

On voit éclore de plus en plus de programmes d’accompagnement, de formation ou encore de soutien afin d’aider les femmes à entreprendre ou à développer leur leadership.
La détermination et la volonté de réussir sont les principales caractéristiques que l’on retrouve chez les femmes africaines qui entreprennent. Leur capacité à évoluer – malgré des conditions qui pour l’instant ne leur sont pas complètement favorables – fait que ces femmes ont une véritable influence sur leur communauté. Bien souvent, grâce à leurs actions, elles arrivent à se soutenir entre elles et à favoriser celle qui désire se lancer. On retrouve cette entraide dans les coopératives agricoles par exemple, où les femmes sont très solidaires. Autre exemple : lorsque les femmes organisent des tontines pour des besoins familiaux.
Il faut dire que le style de management féminin est de plus en plus recherché, il est en effet très apprécié dans les organisations et dans les entreprises. Nombreuses sont ces femmes puissantes qui dominent le paysage économique ou social en Afrique : Isabel Dos Santos, Adama N’Diaye ou encore la Sud Africaine Bridgette Radebe… elles sont (pour celles qui sont citées) très connues soit parce qu’elles sont à la tête de structures importantes, soit simplement parce-qu’elles ont une forte influence.

Des femmes qui assument leur indépendance

Je me risque à lancer un débat, mais reconnaissons que dans la majorité des pays africains, même si on prône une société patriarcale, il apparaît de façon évidente que, dans la majorité des cas, ce sont en réalité les femmes qui participent activement à la survie et à la gestion de la cellule familiale. Sans vouloir trop généraliser, lorsque la femme décide d’entreprendre, elle se détache de cette image de la « femme soumise » à son mari et elle se lance en définissant ses propres règles de réussite. On le voit de plus en plus avec les jeunes filles ou jeunes femmes africaines qui entreprennent et montrent une image de la femme qui casse les stéréotypes que l’on pouvait avoir.
Cela crée un effet domino, les politiques publiques semblent en effet prendre à leur tour conscience de cette situation. Elles montrent qu’il y a urgence à investir dans l’entrepreneuriat en Afrique et le font en incluant les femmes, perçues à juste titre comme un élément essentiel dans leur stratégie.

Quand la technologie et le numérique s’en mêlent:

L’internet et le mobile ont véritablement bouleversé le continent africain.
Le cabinet de conseil MacKinsey avait estimé, je cite :
« Internet pourrait contribuer au PIB annuel du continent africain à hauteur de 300 milliards de dollars d’ici 2025, tandis que 67 millions de smartphones circulent déjà dans les mains d’une population extrêmement jeune. »
Les nouvelles technologies ont su ouvrir d’excellents champs d’actions aux femmes, elles sont de plus en plus nombreuses à saisir les opportunités qui s’offrent à elles. Que ce soit dans les secteurs de l’éducation, des finances, de la santé, du commerce ou des médias, les femmes n’hésitent plus à surfer sur la toile.
Si, auparavant, les femmes entreprenaient par nécessité, aujourd’hui elles entreprennent par envie et par détermination. Tout ceci concoure à attirer les investisseurs et les bailleurs à croire en leur potentiel d’entrepreneures par excellence du continent.
En conclusion, rien n’arrête la femme entrepreneure africaine : ambitieuse et plus que jamais consciente du rôle majeur qu’elle peut jouer dans le développement socio-économique et le maintien de la paix du continent, elle ne cesse de s’affirmer !
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