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Le Mali mécontent du traitement infligé en Algérie à ses ressortissants

Illustration. Les migrants maliens à la descente du bus à Bamako. (Image d'archive)
© RFI/Anthony Fouchard

Parmi les nombreux ressortissants subsahariens expulsés d'Algérie figurent des Maliens qui viennent d'arriver à Bamako. A Alger et lors de leur transfert vers le sud de l'Algérie, ils ont été selon leurs déclarations, victimes de violences commises par les policiers algériens. Les autorités maliennes ne cachent pas leur mécontentement.

Bamako n’apprécie pas du tout le traitement infligé à ses ressortissants expulsés d’Algérie. Et les propos du délégué général des Maliens de l’extérieur, Issa Sacko, sont sans équivoque : « La dignité humaine reste de mise quoiqu’il arrive, je crois qu’il faut les traiter avec dignité. Il est inconcevable en ce moment précis que des gens soient traités de la sorte ».
Un diplomate malien confie : « Nous allons demander des explications à Alger ». Grand voisin du Mali, l’Algérie s’est imposée dans le règlement de la crise du Nord. « Ce n’est pas une raison pour nous taire face aux brutalités contre nos compatriotes », martèle un autre officiel.
Rappelons que parmi les Maliens expulsés d’Algérie, plusieurs ont affirmé avoir été battus, brutalisés et laissés sans nourriture, ou presque, par les policiers algériens. Des cas de décès non encore confirmés de sources indépendantes ont été également révélés par les expulsés de retour dans la capitale malienne.

■ A Tamanrasset, la solidarité entre migrants seule chance de survie
En Algérie, un millier de migrants sub-sahariens sont bloqués à Tamanrasset depuis jeudi après avoir été expulsés de la capitale. Si certains avaient trouvé refuge dans un camp de tentes à la sortie sud de la ville, les autorités ont détruit ce camp ce dimanche. Désormais, pour s'abriter, il faut compter sur la solidarité entre migrants.

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