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Afrique du Sud: une banque en justice pour contrer les pressions présidentielles

Le palais de justice de Pretoria, en Afrique du Sud.
© Wikimedia / PHParsons

En Afrique du Sud, c’est un vrai camouflet que vient de subir le président Jacob Zuma. Une des plus importantes banques du pays a demandé à la Haute Cour de Pretoria d'intervenir pour la protéger de pression politique. La Standard Bank demande à la justice d'empêcher le président ainsi que ses ministres de s'ingérer dans les affaires du groupe financier.

Tout a commencé en avril dernier lorsque quatre des plus grosses banques du pays décident de fermer les comptes bancaires de la famille Gupta. Cette famille, dont l'empire s'étend dans les mines, les médias ou encore l'informatique, est soupçonnée d'influencer le président Zuma au point de lui imposer la nomination de certains ministres pour favoriser leurs intérêts.
Les banques expliquent vouloir fermer les comptes, car certaines transactions sont douteuses. Les Gupta s'insurgent et se tournent vers le gouvernement. Ils essayent de convaincre le ministre des Finances d'intervenir en leur faveur, mais Pravin Gordhan se tourne vers la justice pour éviter d'avoir à intercéder.
Opérations bancaires « suspectes »
Il dévoilera par la suite, l'existence de plus de 70 opérations bancaires « suspectes » effectuées par la famille Gupta. Le ministre des Mines - soupçonné d'avoir été placé dans le gouvernement par la famille Gupta - a par la suite menacé les banques d'une enquête judiciaire. Et le président lui-même a averti qu'il pourrait revoir le code bancaire.
L'action en justice de la Standard Bank est une étape franchie dans le bras de fer qui l'oppose au gouvernement et un acte de défiance envers le chef de l'Etat.

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