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Tensions, menaces: climat de fébrilité avant les législatives en Côte d'Ivoire

Des affiches de campagne pour une candidate indépendante aux élections législatives du 18 décembre, à Cocody.
© Sia KAMBOU / AFP

En Côte d'Ivoire, la campagne législative se termine vendredi soir 16 décembre à minuit. Cette campagne express d'une semaine a des enjeux importants car pour la première fois depuis la dernière législature, l'opposition et des candidats dissidents de la majorité présidentielle pourraient remporter des sièges à l'Assemblée nationale. D'où parfois certaines tensions sur le terrain.

Comme toujours en de pareilles circonstances, les autorités et appareils politiques appellent à des élections apaisées dans un climat serein. Mais l'enjeu des 255 sièges de l'Assemblée couplé avec le retour de l'opposition Front populaire ivoirien (FPI) et à une multiplication des candidatures indépendantes était plus propice à la fébrilitéqu'à la tranquillité. La presse nationale fait régulièrement état de tensions dans les familles politiques, de menaces auprès de militants ou de pressions sur les électeurs.
Un exemple dans la région du Folon, au nord, où une candidate indépendante pourtant maire RDR (Rassemblement des républicains) de Kaniasso, Chantal Fanny, dénonce les méthodes peu fair-play du député sortant Aboudalye Koné investi par la majorité présidentielle RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix). « J’estime qu’il fait du chantage et de l’intimidation même aux populations en leur disant : le président dit que si vous ne votez pas, vous n’aurez pas d’électrification, vous n’aurez pas d’adduction d’eau, pas de goudron, affirme-t-elle. J’estime que c’est grave que l’on puisse utiliser le nom du président qui est le président de tous les Ivoiriens. Il a besoin de tous les Ivoiriens pour construire ce pays. »
Joint par RFI, Abdoulaye Koné s'inscrit en faux quant à ces accusations, arguant que son adversaire est une parente qui a choisi la voie de l'indépendance. Libre à elle.
Interrogé au sujet d'un climat délétère qui règnerait autour de certaines circonscriptions, Sourou Koné, le premier vice-président de la Commission électorale joue l'apaisement. « Dans les campagnes, il y a parfois des arguments qui sont spécieux. L’essentiel, c’est que les gens ne se battent pas, que les gens ne s’insultent pas. Mais sinon tous les autres arguments qu’ils peuvent développer sont des arguments de campagne pour ceux qui veulent bien y croire », avance-t-il.
Des arguments qui cesseront vendredi soir à minuit à l'heure de la clôture de la campagne.

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