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RDC: les jeunes de la mouvance présidentielle discutent de l'avenir du pays

Le palais du peuple, le Parlement congolais à l'occasion de la rentrée parlementaire.
© RFI/Sonia Rolley

En RDC, les états-majors politiques sensibilisent et mobilisent en fonction de la date du 19 décembre, fin du second et dernier mandat constitutionnel du président Joseph Kabila. Pour le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, sans dialogue inclusif assorti d'un compromis politique, Kabila ne sera plus président après cette date. La majorité présidentielle et l'opposition qui avaient participé au dialogue national facilité par Edem Kodjo croient tout le contraire. Selon ces deux plates-formes politiques, l'accord global issu des Assises de la cité de l'Union africaine a déjà réglé la question de l'après-19 décembre... La majorité présidentielle s'emploie donc en ce moment à mobiliser ses partisans.

Les rencontres avec les jeunes se succèdent au sein de la majorité présidentielle. Aubin Minaku, secrétaire général de cette famille politique -également président de l'Assemblée nationale-, a réuni samedi les leaders d'une cinquantaine des ligues de la jeunesse de la mouvance présidentielle.
Selon Aubin Minaku, ce moment de crise se prête à ce genre d'exercice car les jeunes doivent être armés pour les débats. « Les ligues des jeunes sont autonomes au sein de leur parti politique, explique-t-il à RFI, mais mon rôle c’est quand même d’exhorter les uns et les autres à défendre notre vision politique, certes, mais avec beaucoup de responsabilité ».
Il faut exclure la violence, a t-il encore expliqué. « Si je les réunis c’est plutôt pour qu’ils évitent la violence, qu’ils sachent défendre leurs idéaux conformément au principe démocratique, conformément aux libertés universelles », poursuit Aubin Minaku.
Parmi les leaders des jeunes qui ont participé à la séance, Thierry Monsenapwo de la CCU, la Convention des Congolais unis. « Il est donc important que nous puissions tous nous souder derrière les institutions de la République, le respect de l’ordre établi, assure-t-il, pour que le pays ne puisse pas sombrer dans le chaos, parce que les conséquences seront inéluctables pour les jeunes ».
Les jeunes de la mouvance présidentielle souhaiteraient avoir régulièrement des débats avec ceux des autres tendances politiques pour dessiner l'avenir du pays.

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