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RCA: Human Rights Watch s’inquiète d’une reprise des violences

Entrée de Bria, RCA, le 11 mars 2015.
© RFI/Pierre Pinto

En République centrafricaine, après les affrontements de Bria, fin novembre, l’inquiétude demeure qu’en à une reprise des violences. Selon l'organisation Human Rights Watch, les combats entre deux factions rivales de l'ex-Seleka ont fait au moins 14 morts et 76 blessés parmi les civils. Les deux groupes, le FPRC à dominante gula et l'UPC à dominante peule, se disputent le contrôle de cette ville diamantifère. Et aujourd'hui encore la tension reste très vive.

Une situation qu’a pu constater Human Rights Watch. Lewis Mudge est chercheur pour la division Afrique de l’organisation et était sur le terrain, il y a quelques jours. Selon lui, les combattants FRPC ont particulièrement ciblé les civils et désormais la minorité peule de la ville est aujourd'hui en danger.
Actuellement, selon HRW, un groupe de 485 civils peuls se cache dans la ville dans la crainte d'une nouvelle attaque. « Malgré le fait qu’on n’ait pas eu de massacre à Bria jusqu’à maintenant, nous avons peur qu’on ne puisse en avoir dans un avenir proche... Nous avons constaté que les minorités peules sont de plus en plus menacées par les combattants de FPRC et aussi par les civils qui sont plutôt liés avec les FPRC... 485 Peuls sont cachés en ville, des femmes, des enfants, dans des conditions de terreur. J’ai fait une visite pour les voir. Ils ont peur que quelqu’un, n’importe qui, puisse lancer une grenade à n’importe quel moment ».
HRW demande à l'ONU, qui a déployé sur place environ 250 hommes, d'intervenir pour éviter un massacre. « Le mandat, c’est de protéger les civils, donc c’est absolument nécessaire pour la Minusca d’envoyer des soldats, de protéger ces groupes qui sont toujours menacés. Ça c’est la première chose. La deuxième chose, c’est pour la Minusca d’essayer de faire un accord de désarmement dans la ville de Bria », estime Lewis Mudge.

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