Accéder au contenu principal

Pologne: le président Duda consulte pour tenter de sortir de la crise

Pologne: le président Duda consulte pour tenter de sortir de la crise

mediaLe président polonais Andrzej Duda (ici le 18 janvier 2016 à Bruxelles).REUTERS/Yves Herman
Troisième jour de manifestations en Pologne. Des milliers de personnes ont de nouveau exprimé leur colère vis-à-vis du pouvoir tandis que des députés de l'opposition continuent d'occuper la tribune du Parlement. Ils protestent notamment contre un nouveau règlement limitant l'accès des médias aux députés. Le président polonais Andrzej Duda a reçu dimanche après-midi les leaders de l'opposition mais aucun compromis n'a encore été trouvé.
Avec notre correspondant à Varsovie,  Damien Simonart
La mobilisation ne faiblit pas devant le Parlement polonais. Les leaders de l'opposition y ont appelé les manifestants à tenir au moins jusqu'à Noël. Ils réclament que les journalistes soient de nouveau autorisés à faire leur travail au Parlement. Un nouveau règlement prévoit en effet qu'à partir du 1er janvier, seules les caméras officielles seront autorisées à filmer les débats dans l'hémicycle.
L'opposition réclame également un nouveau vote sur le budget de l'Etat pour 2017 après avoir constaté des fraudes lors de celui de vendredi. De son côté, le parti PiS de Jaroslaw Kaczynski rejette la responsabilité du chaos actuel sur ses adversaires qui bloquent la tribune du Parlement depuis près de trois jours.
Le président polonais Andrzej Duda, issu du PiS, a reçu dimanche individuellement les leaders des trois partis d'opposition parlementaire pour essayer d'apaiser les tensions. Lundi en milieu de journée, il doit encore recevoir son ancien chef de parti, Jaroslaw Kaczynski.
Ce lundi marque sans doute la fin de l'indépendance du tribunal constitutionnel polonais. Son président Andrzej Rzeplinski, qui a résisté pendant un an aux attaques du PiS, achève son mandat. Son remplaçant sera un proche du pouvoir.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Au Mexique, la hausse du prix des carburants passe vraiment très mal

Au Mexique, la hausse du prix des carburants passe vraiment très mal Par RFI Publié le 09-01-2017 Modifié le 09-01-2017 à 07:03 Manifestation contre la hausse du prix des carburants à Mexico, le 8 janvier 2017. «Dehors Peña»: certaines pancartes ciblent le président. REUTERS/Edgard Garrido Au Mexique, la mobilisation continue face à la hausse du prix des carburants. Ce week-end, des dizaines de milliers de Mexicains ont manifesté dans plusieurs villes du pays, pour demander au gouvernement de faire marche arrière sur sa décision d'augmenter de 15 à 20 % les prix à la pompe depuis le 1er janvier. Une hausse consécutive à la libéralisation du secteur pétrolier, votée par le Parlement en 2013, mais qui ne passe pas du tout auprès de l'opinion publique. Avec notre correspondante à Mexico,  Emilie Barraza Le...

Madagascar: la Croix-Rouge en quête d’une nouvelle façon d’aider les populations

Madagascar: la Croix-Rouge en quête d’une nouvelle façon d’aider les populations Une vue de la capitale Antananarivo à Madagascar. © REUTERS/Thomas Mukoya Par  RFI   Publié le 30-11-2016   Modifié le 30-11-2016 à 13:23 Depuis trois ans, une crise alimentaire sévère en partie liée à la sécheresse sévit dans le sud de Madagascar. Pourtant chaque année, c'est le même branle-bas de combat d'ONG qui apportent leurs aides en urgence. Le rendez-vous annuel du Fonds de la Croix-Rouge française se tient jusque ce mercredi 30 novembre à Antananarivo. Que faire pour ne plus agir uniquement dans l'urgence, mais sur le long terme ? Une solution a été présentée. Dans le monde, sur 100 dollars  dépensés en aides internationales , seulement 40% sont investis pour prévenir et réduire les risques de catastrophe. Et pour cause : on associe souvent l'humanitaire aux situations d'urgence. Pourtant, pour le professeur Jean-François Mattei, président ...

Etats-Unis: lutte d'influence en cours au Pentagone avant l'arrivée de Trump

Etats-Unis: lutte d'influence en cours au Pentagone avant l'arrivée de Trump Par RFI Publié le 08-01-2017 Modifié le 08-01-2017 à 11:36 Le président élu des Etats-Unis au moment de dévoiler son choix pour le poste de secrétaire à la Défense, James Mattis, le 19 novembre 2016 au Trump International Golf Club dans le New Jersey. Drew Angerer/Getty Images/AFP Donald Trump n'a pas encore pris ses fonctions de président des Etats-Unis. Et son secrétaire à la Défense, le général James Mattis, n'a pas encore été confirmé à son poste. Mais déjà, des tensions seraient perceptibles entre les deux hommes. Avec notre correspondant à Washington,   Jean-Louis Pourtet Le général Mattis , surnommé « le chien enragé » pour sa valeur au combat en Afghanistan et en Irak, n'est pas du genre à se laisser forcer la ma...