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La petite Bana, qui tweete la guerre à Alep, forcée de fuir sa maison

La petite Bana, qui tweete la guerre à Alep, forcée de fuir sa maison

media Le dernier tweet alarmiste publié lundi 5 décembre par la mère de Bana al-Abed. Compte Twitter.
Bana Alabed, petite syrienne de 7 ans, devenue un phénomène sur Twitter où elle raconte le quotidien d’Alep, « va bien », selon son père. Sa maison dans les quartiers Est de la ville assiégée par le régime aurait été touchée par des bombardements. Son compte Twitter, dont l’authenticité est parfois mise en doute, est de nouveau accessible.
Dimanche 4 décembre, la mère de Bana Alabed avait déclenché l’inquiétude de nombreux internautes avec un tweet : «Nous sommes sûrs que l'armée va nous arrêter maintenant. Nous nous reverrons un jour, cher monde. Au revoir.-Fatemah».


Soutien international

Dans la foulée, le compte twitter @AlabedBana alimenté depuis plus de deux mois pour dénoncer les bombardements menés par le régime syrien et son allié russe, disparaissait. Un hashtag avait été créé #whereisbana (« où est Bana ? »).
De nombreux internautes s'étaient attachés à cette fillette, comme JK Rowling, l'auteur de la série Harry Potter, qui lui avait envoyé l'un de ses livres. Sur une photo, on voit la petite Bana sagement attablée, telle Anne Frank pendant la Seconde Guerre mondiale.
Dans ce récit quasi-quotidien émaillé de photos et vidéos, la fillette écrivait : « Nous n'avons plus de maison, je ne dors plus, j'ai faim, je ne veux pas mourir. » Tout cela écrit en anglais. C'est sa mère, Fatemah, présentée comme une enseignante, qui gére le compte, désormais suivi par plus de 200 000 abonnés.

Priez pour nous

Car après une journée d’absence et d’interrogations sur le sort de la famille, le compte est réapparu avec un message tout aussi alarmiste : « Nous sommes attaqués. Nulle part où aller, chaque minute nous rapproche de la mort. Priez pour nous. Au revoir. Fatemah. »

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