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Haïti: les résultats de la présidentielle restent très fortement contestés

Haïti: les résultats de la présidentielle restent très fortement contestés

mediaMe Evelt Fanfan, avocat de Moïse Jean Charles, conteste les réusltats devant des partisans de Moïse Jean Charles, le 16 décembre 2016.Valerie Baeriswyl / AFP
En Haïti, la crise électorale n’en finit pas. Les résultats préliminaires de la présidentielle annoncé le 28 novembre ont donné Jovenel Moïse vainqueur au premier tour mais cette victoire est contestée par ses trois principaux opposants. Depuis trois semaines, les habitants des quartiers pauvres de la capitale manifestent contre ce qu’ils considèrent être un « coup d’Etat électoral ». Vendredi, ils étaient plus de 2000 à défiler à Port-au-Prince, l’une des plus grandes manifestations depuis la tenue du scrutin en novembre.
Avec notre correspondante à Port-au-Prince,  Amélie Baron
Avec des slogans très violents contre la bourgeoisie, les sympathisants des partis Lavalas et Pitit Dessalines expriment leur colère contre la victoire annoncée du candidat de PHTK. Annoncé troisième de la présidentielle, Moïse Jean-Charles appelle à la mobilisation dans les rues.
« Etant donné qu'on a un résultat qui ne respecte pas le vote du peuple, on manifeste. L’élite économique croit que le pays est pour elle mais elle ne peut pas nous imposer un président. On mène une bataille juridico-politique. On conteste devant le tribunal électoral pour défendre nos droits mais aussi sur le terrain pour une bataille politique. »
La candidate Maryse Narcisse a aussi pris part au cortège qui était une occasion de marquer l’anniversaire de l’élection d’Aristide en 1990. « Le peuple haïtien aujourd’hui dénonce l'abus : le coup d'Etat électoral ne passera pas. Le peuple dit non à la faim, à la misère, à l'insécurité, non à l'injustice et non à l'impunité. »
Les résultats définitifs du premier tour de la présidentielle doivent être annoncés le 29 décembre. Les manifestants affirment que si la victoire de Jovenel Moïse est confirmée, leurs mobilisations ne seront plus forcément pacifiques.

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