Accéder au contenu principal

Gambie: pour la famille de l'opposant Ousseynou Darboe, l'espoir renaît

L'opposant gambien Ousseynou Darboe en 2011.
© AFP PHOTO / SEYLLOU

En Gambie, quatre jours après sa victoire, le nouveau président Adama Barrow organise sa prise de fonction qui aura lieu en janvier. De son côté, son adversaire, Yahya Jammeh, reste silencieux et personne ne sait vraiment où se trouve l'ex-chef de l'Etat. Pourtant, dans leur grande majorité, les Gambiens attendent qu'il rende des comptes, notamment toutes les familles qui ont souffert du régime. Hasard du calendrier, ce lundi 5 décembre doit se tenir le procès en appel d'Ousseynou Darboe, le leader du Parti démocratique unifié (PDU), le principal opposant à Yahya Jammeh durant les 22 ans de son règne. Avec le changement de pouvoir, ses proches espèrent sa libération.

Au sein de la petite concession de la famille Darboe, ce premier dimanche sans Yahya Jammeh au pouvoir est l'occasion de se réunir. Celle qui dirige ici c'est Mamounaïbou, la femme d'Ousseynou Darboe. Son mari est en prison et elle n'attend qu'une chose : sa libération.
« Je vais bientôt retrouver mon mari, il va être libre et sera avec sa famille. Nous sommes pressés de le retrouver, explique-t-elle. Il n'y a pas une seule famille qui n'a pas été affectée par le régime de Yahya Jammeh. Durant 22 ans, il nous a arrêtés, il a torturé les gens. Les Gambiens ont été vraiment tolérants pendant 22 ans, mais désormais la terreur de Yahya Jammeh est terminée. Finis les meurtres, la torture et les détentions arbitraires. Nous allons avoir la liberté d'expression, le respect des droits de l'homme et de la loi. »
Ousseynou Darboe sera donc ce lundi 5 décembre devant le juge de la cour d'appel de Banjul. 44 autres militants du le Parti démocratique unifié (UDP) sont en prison, 31 sont condamnés à de la prison ferme pour avoir participé à une manifestation illégale. Et leurs avocats, notamment Lamine Sham, comptent demander à Yahya Jammeh de les libérer.
« Nous allons demander le plus rapidement possible à rencontrer le président Yahya Jammeh et nous espérons le voir cette semaine, car il est en fonction jusqu'en janvier. Nous allons lui demander de libérer tous ces gens, car ils sont en prison pour rien, uniquement parce qu'ils étaient en train d'exercer leurs droits civiques », assure-t-il.
Il y a une semaine, lors d'un meeting, Yahya Jammeh a déclaré qu'il ne pardonnerait jamais à ces opposants d'avoir manifesté. C'est désormais à la cour d'appel de trancher.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Rentrée scolaire en RDC: l’Etat devrait «payer décemment les enseignants»

Rentrée scolaire en RDC: l’Etat devrait «payer décemment les enseignants» Par  Anne Cantener Diffusion : lundi 5 septembre 2016   Une salle de classe vide, lors de la rentrée scolaire à Kinshasa, RDC, le 5 septembre 2016. RFI/Sonia Rolley in Partager Réagir print C’est la rentrée des classes en RDC et l’opposition a appelé à ne pas envoyer les enfants à l’école. La société civile s'est jointe au mouvement notamment au Sud-Kivu pour réclamer une vraie gratuité de la scolarité. Actuellement, les parents contribuent au salaire des professeurs, à travers une prime qui vient s'ajouter à la rémunération versée par l'Etat. Maitre Patient Bashombe fait partie de la coordination de la société civile du Sud-Kivu. Pour lui, le versement de cette prime doit cesser.

Mondial 2018: la RDC se fait peur mais s’impose en Guinée

Mondial 2018: la RDC se fait peur mais s’impose en Guinée Par  Farid Achache Publié le 13-11-2016  Modifié le 13-11-2016 à 22:29 Yannick Bolasie a inscrit le deuxième but de la RDC face à la Guinée. AFP PHOTO / ADRIAN DENNIS Malgré une première période difficile et un but de la Guinée sur penalty à la 23e minute, la RDC est revenue dans son match en seconde mi-temps pour s’offrir une victoire à l’extérieur (2-1) ce dimanche 13 novembre. Neeskens Kebano et Yannick Bolasie sont les deux buteurs congolais. Mise sous pression par la victoire de la Tunisie contre la Libye (1-0), la RD Congo devait s’imposer à Conakry en Guinée ce dimanche 13 novembre pour rester en tête du groupe A des éliminatoires du Mondial 2018. Sauf que le Syli National, déjà dos au mur, devait lui aussi absolument se relancer à domicile. Une RDC en souffrance en première période Dès l’entame de la rencontre, les Guinéens se sont portés à l’avant et ont tenté crânement leur chance face à l'une ...

Thaïlande: la junte impose une éducation militaire dès le jardin d'enfants

Thaïlande: la junte impose une éducation militaire dès le jardin d'enfants Par Arnaud Dubus Publié le 26-12-2016 Modifié le 26-12-2016 à 12:02 Vue aérienne de Bangkok. @monasie.com En Thaïlande, la junte au pouvoir a lancé un programme de militarisation dans plusieurs jardins d’enfants, afin de renforcer le patriotisme dès l’âge de quatre ou cinq ans. Les enfants doivent se livrer à des exercices physiques et à des récitations de « valeurs morales » édictées par le régime militaire. De notre correspondant à Bangkok, C'est un programme d’endoctrinement. Il est coordonné par une unité de l’armée de terre dans les jardins d’enfants de la province de Kanchanaburi, dans l’ouest thaïlandais. Les enfants sont revêtus d’uniformes militaires. Ils doivent faire des exercices physiques, comme ramper sous des filets ou ...