Accéder au contenu principal

Gabon: la mission de l'UE doit présenter son rapport sur le processus électoral

Une électrice dépose son bulletin dans l'urne d'un bureau de vote, à Libreville, lors de l'élection présidentielle du 27 août 2016 au Gabon.
© REUTERS/Erauds Wilfried Obangome

Plus de deux mois après son départ du Gabon, la mission d'observation électorale de l'Union européenne doit présenter ce lundi 12 décembre, à Libreville, ses conclusions sur l'élection présidentielle du mois d'août. Un scrutin, dont les résultats et la victoire d'Ali Bongo, sont toujours contestés par l'opposition. Des violences avaient éclaté pendant plusieurs jours après l'annonce des résultats. Les observateurs avaient alors critiqué le processus électoral et notamment son opacité. Après plusieurs péripéties, la mission va cette fois rendre son rapport final.

Par deux fois, les observateurs avaient dû repousser cette présentation, ce qui avait entraîné une certaine impatience et pas mal de spéculations. La mission doit rester à peine plus de 24h à Libreville. Elle a demandé à exposer ses conclusions au gouvernement, à la commission électorale, à la Cour constitutionnelle, aux partis politiques et à la société civile.
En septembre, les observateurs avaient parlé d'un « manque de transparence » du processus électoral. Après les résultats, ils avaient même décrit une « anomalie évidente » dans la province du Haut-Ogooué, où Ali Bongo avait reçu 95% des voix.
Demain, on n'attend pas de révélation fracassante, mais selon une bonne source, « le langage sera clair sur ce que pense la mission et la position ne va pas s'adoucir ». Le document contiendra également plus d'informations, plus d'analyses et des recommandations, notamment une profonde réforme des institutions.
Pour autant, précise un expert, les Européens ne demanderont pas de sanctions contre le pouvoir, comme l'espérait l'opposant Jean Ping. Par contre, « le rapport peut servir de référence pour informer les relations et la coopération entre le Gabon et l’Union européenne », explique la mission.
Nul doute que certains s'en saisiront, comme l'Allemand Jo Leinen. Présent au Gabon pour l'élection, le député européen est convaincu qu'Ali Bongo a triché et il pousse pour des sanctions contre son pouvoir.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Rentrée scolaire en RDC: l’Etat devrait «payer décemment les enseignants»

Rentrée scolaire en RDC: l’Etat devrait «payer décemment les enseignants» Par  Anne Cantener Diffusion : lundi 5 septembre 2016   Une salle de classe vide, lors de la rentrée scolaire à Kinshasa, RDC, le 5 septembre 2016. RFI/Sonia Rolley in Partager Réagir print C’est la rentrée des classes en RDC et l’opposition a appelé à ne pas envoyer les enfants à l’école. La société civile s'est jointe au mouvement notamment au Sud-Kivu pour réclamer une vraie gratuité de la scolarité. Actuellement, les parents contribuent au salaire des professeurs, à travers une prime qui vient s'ajouter à la rémunération versée par l'Etat. Maitre Patient Bashombe fait partie de la coordination de la société civile du Sud-Kivu. Pour lui, le versement de cette prime doit cesser.

Mondial 2018: la RDC se fait peur mais s’impose en Guinée

Mondial 2018: la RDC se fait peur mais s’impose en Guinée Par  Farid Achache Publié le 13-11-2016  Modifié le 13-11-2016 à 22:29 Yannick Bolasie a inscrit le deuxième but de la RDC face à la Guinée. AFP PHOTO / ADRIAN DENNIS Malgré une première période difficile et un but de la Guinée sur penalty à la 23e minute, la RDC est revenue dans son match en seconde mi-temps pour s’offrir une victoire à l’extérieur (2-1) ce dimanche 13 novembre. Neeskens Kebano et Yannick Bolasie sont les deux buteurs congolais. Mise sous pression par la victoire de la Tunisie contre la Libye (1-0), la RD Congo devait s’imposer à Conakry en Guinée ce dimanche 13 novembre pour rester en tête du groupe A des éliminatoires du Mondial 2018. Sauf que le Syli National, déjà dos au mur, devait lui aussi absolument se relancer à domicile. Une RDC en souffrance en première période Dès l’entame de la rencontre, les Guinéens se sont portés à l’avant et ont tenté crânement leur chance face à l'une ...

Thaïlande: la junte impose une éducation militaire dès le jardin d'enfants

Thaïlande: la junte impose une éducation militaire dès le jardin d'enfants Par Arnaud Dubus Publié le 26-12-2016 Modifié le 26-12-2016 à 12:02 Vue aérienne de Bangkok. @monasie.com En Thaïlande, la junte au pouvoir a lancé un programme de militarisation dans plusieurs jardins d’enfants, afin de renforcer le patriotisme dès l’âge de quatre ou cinq ans. Les enfants doivent se livrer à des exercices physiques et à des récitations de « valeurs morales » édictées par le régime militaire. De notre correspondant à Bangkok, C'est un programme d’endoctrinement. Il est coordonné par une unité de l’armée de terre dans les jardins d’enfants de la province de Kanchanaburi, dans l’ouest thaïlandais. Les enfants sont revêtus d’uniformes militaires. Ils doivent faire des exercices physiques, comme ramper sous des filets ou ...