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Forum paix et sécurité: «prévenir pour mieux guérir»

Facade du Centre international de conférence de Dakar qui se trouve à une trentaine de kilomètres de la capitale sénégalaise.
© RFI/Paulina Zidi

Organisée par le Sénégal et la France, la troisième édition du Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique s’est tenue les 5 et 6 décembre 2016, dans le luxueux Centre international de conférence Abdou Diouf. Structurés en ateliers, les débats qui ont réuni plus de 500 personnes ont permis de dégager un consensus sur une approche globale du terrorisme.

De notre envoyé spécial à Dakar,
Le rideau est tombé sur la troisième édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique. Avec un certain retard sur l’horaire prévu, mais sur une note de satisfaction s’agissant de la qualité des débats et des interventions. Tout au long des deux jours, intervenants et participants ont rappelé qu’en l’espace de trois ans ce Forum consacré à l’exacerbation des menaces à la paix et à la sécurité, notamment en Afrique, à cause des menaces terroristes, est devenu une « référence » dans le milieu sécuritaire africaniste. L’ambition du président Macky Sall de faire de Dakar « un lieu inédit d’échanges autour des questions de sécurité sur le continent » semble en voie de réalisation.
Rappelons que ce Forum annuel est né de la décision prise par les chefs d’Etat africains et français au Sommet de l’Elysée de décembre 2013 d’organiser dans une grande capitale africaine une rencontre régulière autour des questions sur la paix et la sécurité, à l’instar des réunions qu’accueillent les autres continents.
Organisée dans le cadre d’un partenariat entre le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur et le ministère français de la Défense, l’édition 2016 du Forum de Dakar a réuni près de 500 participants. En faisaient partie des experts de haut niveau issus des milieux politique, militaire et industriel, mais aussi des journalistes et des chercheurs. La thématique retenue pour cette année était : « L’Afrique face à ses défis sécuritaire : regards croisés pour des solutions efficientes ».
Les interventions et les débats qui ont ponctué la rencontre avaient été structurés autour de trois sous-thèmes : défis de l’extrémisme violent, menaces environnementales et humanitaires, et, enfin, les stratégies à mettre en œuvre pour pouvoir relever les défis. Les débats se sont déroulés sous forme d’ateliers de réflexion. Ces ateliers ont permis d’identifier et de répertorier les mécanismes et les stratégies « efficientes » de lutte contre le terrorisme et plus précisément contre l’extrémisme violent.
Les éditions 2014 et 2015 de ce Forum avaient permis de noter que les solutions au terrorisme vont au-delà des réponses militaires. Cette année, un consensus semble avoir été trouvé sur la prévention comme la véritable solution aux violences terroristes. Les chefs d’état-major qui sont venus partager leurs expériences et leurs opinions sont tombés d’accord pour dire que le processus de lutte contre le terrorisme ne passe pas seulement par la force, mais aussi par le renseignement, et la recherche du dialogue. Ils ont appelé les politiques à redonner « de l’espérance à la jeunesse souvent plongée dans le désespoir et la misère ». Pour citer le chef d’état-major des armées français, le général Pierre de Villiers, « gagner la guerre ne suffit pas pour gagner la paix ».
Le Forum de Dakar 2016 s’est terminé avec un panel des chefs d’Etat et de gouvernement invités par le président sénégalais à venir clore avec lui cette importante manifestation. Parmi la dizaine de leaders qui étaient programmés, seuls les présidents Muhammadu Buhari du Nigeria, le président Carlos Fonseca du Cap-Vert, les Premiers ministres malien et togolais ont fait le voyage.

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