Accéder au contenu principal

Europe: vers une meilleure protection des travailleurs détachés?

Europe: vers une meilleure protection des travailleurs détachés?

mediaHuit ministres du Travail européens dénoncent les inégalités de traitement des travailleurs détachés selon les pays. (Photo d'illustration)REUTERS/Francois Lenoir
Dans une tribune publiée dans le journal Le Monde, les ministres du Travail français, belge, allemand, hollandais, suédois, autrichien et luxembourgeois demandent une révision vers le haut de la loi de 1996 qui régit la libre circulation des travailleurs au sein de l'Union européenne.
Huit ministres européens se mobilisent pour que les travailleurs détachés soient mieux protégés. Les travailleurs détachés, ce sont ces citoyens européens qui travaillent temporairement dans un autre pays de l'Union européenne. Les ministres n'y vont pas par 4 chemins : « La liberté de circuler ne doit pas être la liberté d'exploiter ».
Car en Europe, il existe de grandes disparités de salaires et de droits d'un pays à l'autre. Les ministres veulent que les travailleurs détachés issus des pays à bas salaire bénéficient du même traitement que dans le pays d'accueil.
En France, par exemple, certains employeurs prélèvent le coût du logement, de la nourriture ou du transport sur leurs salaires. Une pratique que conteste Myriam El Khomri, la ministre française du Travail.
Concurrence déloyale
Ces inégalités de traitement créent une concurrence déloyale entre les pays d'accueil, mais aussi entre les entreprises. Un dumping social dénoncé par les ministres.
En six ans, le nombre de travailleurs détachés en Europe a presque doublé. Ils sont près de deux millions. Plus d'un quart d'entre eux travaillent dans la construction. La France est la deuxième terre d'accueil, derrière l'Allemagne. Les Polonais représentent la première nationalité.
La Commission européenne avait tenté d'amender la loi de 1996 en mars, mais elle a cédé devant le blocage des pays de l'Est, Pologne en tête.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Pays-Bas: interdiction du voile intégral dans certains lieux publics

Pays-Bas: interdiction du voile intégral dans certains lieux publics Par  RFI Publié le 29-11-2016  Modifié le 29-11-2016 à 19:36 Femme portant un niqab Steve Evans/Wikimedia Commons Les députés néerlandais ont adopté mardi un projet de loi interdisant le port du voile islamique intégral dans des lieux publics comme les écoles, les hôpitaux et les transports en commun, des lois similaires existant déjà dans plusieurs pays européens. Avec notre bureau à Bruxelles C'est par une large majorité, 132 voix sur 150 que l'interdiction a été votée par les députés de la deuxième chambre des États-généraux, la chambre basse du Parlement néerlandais. En théorie, il n'y a aucune connotation religieuse à cette loi, selon le projet défendu par le Premier ministre Mark Rutte. Les députés néerlandais ont choisi le même type de motivation que les parlementaires belges il y a cinq ans, à savoir des raisons de sécurité. Cette loi ne s'applique pas dans la rue mais dans une ...

Au Mexique, la hausse du prix des carburants passe vraiment très mal

Au Mexique, la hausse du prix des carburants passe vraiment très mal Par RFI Publié le 09-01-2017 Modifié le 09-01-2017 à 07:03 Manifestation contre la hausse du prix des carburants à Mexico, le 8 janvier 2017. «Dehors Peña»: certaines pancartes ciblent le président. REUTERS/Edgard Garrido Au Mexique, la mobilisation continue face à la hausse du prix des carburants. Ce week-end, des dizaines de milliers de Mexicains ont manifesté dans plusieurs villes du pays, pour demander au gouvernement de faire marche arrière sur sa décision d'augmenter de 15 à 20 % les prix à la pompe depuis le 1er janvier. Une hausse consécutive à la libéralisation du secteur pétrolier, votée par le Parlement en 2013, mais qui ne passe pas du tout auprès de l'opinion publique. Avec notre correspondante à Mexico,  Emilie Barraza Le...

Madagascar: la Croix-Rouge en quête d’une nouvelle façon d’aider les populations

Madagascar: la Croix-Rouge en quête d’une nouvelle façon d’aider les populations Une vue de la capitale Antananarivo à Madagascar. © REUTERS/Thomas Mukoya Par  RFI   Publié le 30-11-2016   Modifié le 30-11-2016 à 13:23 Depuis trois ans, une crise alimentaire sévère en partie liée à la sécheresse sévit dans le sud de Madagascar. Pourtant chaque année, c'est le même branle-bas de combat d'ONG qui apportent leurs aides en urgence. Le rendez-vous annuel du Fonds de la Croix-Rouge française se tient jusque ce mercredi 30 novembre à Antananarivo. Que faire pour ne plus agir uniquement dans l'urgence, mais sur le long terme ? Une solution a été présentée. Dans le monde, sur 100 dollars  dépensés en aides internationales , seulement 40% sont investis pour prévenir et réduire les risques de catastrophe. Et pour cause : on associe souvent l'humanitaire aux situations d'urgence. Pourtant, pour le professeur Jean-François Mattei, président ...