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Donald Trump remet en question la politique de la «Chine unique»

Donald Trump remet en question la politique de la «Chine unique»

mediaLe président élu Donald Trump, à Baton Rouge, le 9 décembre 2016.DON EMMERT / AFP
Dans un entretien avec la chaîne Fox News, Donald Trump a estimé que la Chine, qui ne coopère pas de manière satisfaisante avec les Etats-Unis, ne doit rien tenir pour acquis.
Avec notre correspondante à Washington,  Anne-Marie Capomaccio
« Je ne veux pas que la Chine dicte mes actions ». Invité ce dimanche sur la chaîne Fox News, Donald Trump a défendu sa récente conversation téléphonique avec la présidente de Taïwan, Tsai Ing-wen, contre laquelle la Chine avait protesté. « Je ne sais pas pourquoi nous devons être liés à une politique d’une Chine unique, à moins que nous passions un accord avec la Chine pour obtenir d’autres choses, y compris sur le commerce », a-t-il déclaré.
Le président élu a accusé la Chine de porter préjudice aux Etats-Unis avec sa dévaluation et ses taxes à l’importation, mais aussi en construisant « une énorme forteresse » dans le sud de la mer de Chine où les tensions sont fortes entre les pays de la région. Quant à la menace que présente la puissance nucléaire nord-coréenne, jugeant que la Chine pourrait « régler le problème », Donald Trump a estimé qu’« ils (les Chinois) ne nous aident pas du tout ».
Mais à trop jouer avec les nerfs de la Chine sur le dossier Taïwan, le président élu pourrait bien finir par abuser de sa patience, prévient Philippe Lecorre, chercheur à l’institution Brookings de Washington. « [Donald Trump] va perdre son capital de sympathie en Chine – parce qu’il en a un curieusement – en faisant des choses comme ça, en heurtant le nationalisme chinois. Parce qu’il n’est pas question pour la Chine de faire le moindre compromis sur Taïwan », rappelle Philippe Le Corre.
Sur les autres sujets abordés par Donald Trump, en revanche, le chercheur estime que les Etats-Unis et la Chine peuvent peut-être se parler. Encore faut-il le faire avec la manière. « Tout le monde dit que [Donald Trump] est un deal maker, un businessman. Mais la diplomatie, ce n’est pas vraiment une affaire de deal », prévient Philippe Le Corre.

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