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Dialogue avec l’islam de France: une instance pour quoi faire ?

Dialogue avec l’islam de France: une instance pour quoi faire ?

mediaBernard Cazeneuve, Premier ministre et Bruno Le Roux (second plan), ministre de l'Intérieur, lors de la réunion avec les instances représentatives de l'islam de France, le 12 décembre 2016.REUTERS/Charles Platiau
En France, le ministre de l'Intérieur a réuni, ce lundi, l'instance de dialogue avec l'islam. C’est la troisième réunion du genre, depuis juin 2015, lorsque l’instance avait été créée pour «élargir et renforcer le débat» avec la deuxième religion de France. Mais un an et demi plus tard, et malgré les fortes attentes d'un un pays frappé par les attentats islamistes, le projet ne semble toujours pas avoir vraiment décollé.
Bruno Le Roux se veut enthousiaste, à l'issue de cette journée, mais à vrai dire il n'en est pas sorti grand-chose. La Fondation de l'Islam de France est «sur les rails», mais son conseil d'administration ne s'est réuni qu'une seule fois. Le Conseil français du culte musulman souffre toujours d'importantes divisions. Quant à l'association nationale cultuelle qui devrait être chargée du financement des projets religieux, elle n'est encore qu'à l'état de projet.
Pas d'annonce, donc. Mais le ministre assure que ce n'était pas l'objectif. « Ce n’est pas une instance de décision, insiste Bruno Le Roux. Il y a trois groupes de travail qui ont fait des propositions, un rapport qui a été rendu. Je veux maintenant travailler avec chacun des acteurs à toutes les dimensions de ces travaux pour montrer que l’instance de dialogue, ça sert à quelque chose ».
A l'issue de la journée, Hakim El Karoui se dit déçu. L'auteur d'un rapport intitulé « Un islam français est possible » regrette qu'il n'ait pas été question une seule fois de radicalisation... « Il faut effectivement former des imams ; une organisation capable de lever de l’argent, etc, etc. Mais ces imams-là ne parleront pas aux jeunes qui se radicalisent, assure Hakim El Karoui. Parce que les jeunes qui se radicalisent cherchent du conflit. Ils sont contre les institutions, donc l’institutionnalisation de l’islam de France ne règlera pas le problème de la radicalisation ».
En ouvrant cette journée, Bernard Cazeneuve avait pourtant appelé les participants à assumer leur rôle. « Il n'y a pas d'intégrisme modéré » avait lancé le Premier ministre.

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