Accéder au contenu principal

Des empoisonnements à l'alcool frelaté font des dizaines de morts en Sibérie

Des empoisonnements à l'alcool frelaté font des dizaines de morts en Sibérie

mediaEn Russie, l'alcool frelaté est un phénomène courant.ANDREY SMIRNOV / AFP
En Russie, de l'alcool frelaté a fait des dizaines de morts, dans la ville d'Irkoutsk, en Sibérie. Une soixantaine de personnes ont trouvé la mort en quelques jours. L'Etat d'urgence a été décrété. Les empoisonnements à l'alcool frelaté sont un phénomène courant en Russie, qui s'aggrave avec la crise.
Avec notre correspondante à MoscouMuriel Pomponne
Le responsable de cette hécatombe est un produit cosmétique qui s'appelle Boyarishnik. C'est un produit peu cher connu pour contenir de l'alcool, et qui est donc souvent consommé par les alcooliques. Mais les lots provoquant l'empoisonnement contenaient du méthanol et de l'antigel, en plus de l'éthanol.
Boyarishnik, c'est aussi le nom d'un médicament, produit à partir de baies et d'alcool. Donc pour tous les alcooliques russes, Boyarshnik veut dire « alcool pas cher ». Les lots incriminés ont été fabriqués dans un atelier clandestin, et les victimes sont toutes du même quartier. Les enquêteurs ont déjà trouvé 500 litres d'alcool frelaté, dans une centaine de points de vente.
Les premiers malades sont arrivés à l'hôpital samedi, et ce lundi une soixantaine de victimes avaient déjà été repérés, qui sont presque toutes décédées. Sept personnes dont les deux propriétaires de l'atelier ont été arrêtées. Des enquêteurs ont été dépêchés de Moscou, et la vente de tous les produits non alimentaires contenant de l'alcool a été interdite à Irkoutsk.
Tous les ans, on assiste en Russie à des empoisonnements à l'alcool frelaté, qui font de nombreuses victimes. Depuis le 13 juin 2016, un prix minimum relativement bas a été fixé pour la vodka à 380 roubles le litre. Mais les alcools frelatés sont bien moins chers.
A Irkoutsk, l'alcool en question coûtait 240 roubles le litre. Certains s'enivrent pour pas cher à l'antigel. Des médecins de Saint-Pétersbourg, ainsi que la chef de l'agence de contrôle sanitaire, notent une augmentation des empoisonnements aux alcools frelatés et notamment au méthanol dont ils attribuent la cause à la crise économique.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Rentrée scolaire en RDC: l’Etat devrait «payer décemment les enseignants»

Rentrée scolaire en RDC: l’Etat devrait «payer décemment les enseignants» Par  Anne Cantener Diffusion : lundi 5 septembre 2016   Une salle de classe vide, lors de la rentrée scolaire à Kinshasa, RDC, le 5 septembre 2016. RFI/Sonia Rolley in Partager Réagir print C’est la rentrée des classes en RDC et l’opposition a appelé à ne pas envoyer les enfants à l’école. La société civile s'est jointe au mouvement notamment au Sud-Kivu pour réclamer une vraie gratuité de la scolarité. Actuellement, les parents contribuent au salaire des professeurs, à travers une prime qui vient s'ajouter à la rémunération versée par l'Etat. Maitre Patient Bashombe fait partie de la coordination de la société civile du Sud-Kivu. Pour lui, le versement de cette prime doit cesser.

Mondial 2018: la RDC se fait peur mais s’impose en Guinée

Mondial 2018: la RDC se fait peur mais s’impose en Guinée Par  Farid Achache Publié le 13-11-2016  Modifié le 13-11-2016 à 22:29 Yannick Bolasie a inscrit le deuxième but de la RDC face à la Guinée. AFP PHOTO / ADRIAN DENNIS Malgré une première période difficile et un but de la Guinée sur penalty à la 23e minute, la RDC est revenue dans son match en seconde mi-temps pour s’offrir une victoire à l’extérieur (2-1) ce dimanche 13 novembre. Neeskens Kebano et Yannick Bolasie sont les deux buteurs congolais. Mise sous pression par la victoire de la Tunisie contre la Libye (1-0), la RD Congo devait s’imposer à Conakry en Guinée ce dimanche 13 novembre pour rester en tête du groupe A des éliminatoires du Mondial 2018. Sauf que le Syli National, déjà dos au mur, devait lui aussi absolument se relancer à domicile. Une RDC en souffrance en première période Dès l’entame de la rencontre, les Guinéens se sont portés à l’avant et ont tenté crânement leur chance face à l'une ...

Thaïlande: la junte impose une éducation militaire dès le jardin d'enfants

Thaïlande: la junte impose une éducation militaire dès le jardin d'enfants Par Arnaud Dubus Publié le 26-12-2016 Modifié le 26-12-2016 à 12:02 Vue aérienne de Bangkok. @monasie.com En Thaïlande, la junte au pouvoir a lancé un programme de militarisation dans plusieurs jardins d’enfants, afin de renforcer le patriotisme dès l’âge de quatre ou cinq ans. Les enfants doivent se livrer à des exercices physiques et à des récitations de « valeurs morales » édictées par le régime militaire. De notre correspondant à Bangkok, C'est un programme d’endoctrinement. Il est coordonné par une unité de l’armée de terre dans les jardins d’enfants de la province de Kanchanaburi, dans l’ouest thaïlandais. Les enfants sont revêtus d’uniformes militaires. Ils doivent faire des exercices physiques, comme ramper sous des filets ou ...