Accéder au contenu principal

Comores: l'ancien régime rattrapé par la justice

Moroni, capitale des Comores.
© Getty Images/altrendo travel

La justice comorienne pourrait bien rattraper les anciens dirigeants politiques. Quelques mois après l'élection du président Azali, deux vice-présidents de l'ancien régime se retrouvent accusés dans une affaire de marchés publics octroyés illégalement pour plus de trente millions d'euros.

Deux anciens vice-présidents et l'entreprise Colas aux Comores sont accusés de violation de la loi sur les marchés publics fixant à 60 000 euros le montant maximal d'un marché avant d'être soumis à un appel d'offres. Les contrats avec Colas ont été signés en 2011 et 2012 pour un montant total de dix-huit milliards de francs comoriens soit trente-six millions d'euros.
C'est l'objet de la requête au tribunal administratif de Mahamoudou Ali Mohamed, directeur général de l'entreprise CBE. « Nous sommes trois sociétés dans ce pays. Donner dix-huit milliards à l’une des trois sociétés. S'il y avait eu appel d'offres, moi ou l'autre aurions eu un peu, ne serait-ce qu'un demi-milliard. Je sais ce que j'aurais pu gagner donc moi je réclame la marge que je n'ai pas eue en ayant été bafoué par les procédures », explique-t-il.
La violation de la loi sur les marchés publics par le vice-président Mohamed Ali Soilihi avait déjà été un argument de campagne contre lui à l'élection présidentielle. Des allégations portées à l'époque par le candidat Fahmi Saïd Ibrahim, aujourd'hui ministre de la Justice. « Je ne renie pas ce que j'ai dit en période électorale. Il y a eu gabegie. Il y a eu détournements. En revanche, étant ministre de la Justice aujourd'hui, je me dois de protéger l'institution judiciaire et toutes les parties. Et il appartient à eux de soumettre leurs prétentions auprès du juge et au tribunal de trancher. Il ne me revient pas à moi de me substituer à l'une ou l'autre pour accompagner cette procédure », justifie-t-il.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Pays-Bas: interdiction du voile intégral dans certains lieux publics

Pays-Bas: interdiction du voile intégral dans certains lieux publics Par  RFI Publié le 29-11-2016  Modifié le 29-11-2016 à 19:36 Femme portant un niqab Steve Evans/Wikimedia Commons Les députés néerlandais ont adopté mardi un projet de loi interdisant le port du voile islamique intégral dans des lieux publics comme les écoles, les hôpitaux et les transports en commun, des lois similaires existant déjà dans plusieurs pays européens. Avec notre bureau à Bruxelles C'est par une large majorité, 132 voix sur 150 que l'interdiction a été votée par les députés de la deuxième chambre des États-généraux, la chambre basse du Parlement néerlandais. En théorie, il n'y a aucune connotation religieuse à cette loi, selon le projet défendu par le Premier ministre Mark Rutte. Les députés néerlandais ont choisi le même type de motivation que les parlementaires belges il y a cinq ans, à savoir des raisons de sécurité. Cette loi ne s'applique pas dans la rue mais dans une ...

Au Mexique, la hausse du prix des carburants passe vraiment très mal

Au Mexique, la hausse du prix des carburants passe vraiment très mal Par RFI Publié le 09-01-2017 Modifié le 09-01-2017 à 07:03 Manifestation contre la hausse du prix des carburants à Mexico, le 8 janvier 2017. «Dehors Peña»: certaines pancartes ciblent le président. REUTERS/Edgard Garrido Au Mexique, la mobilisation continue face à la hausse du prix des carburants. Ce week-end, des dizaines de milliers de Mexicains ont manifesté dans plusieurs villes du pays, pour demander au gouvernement de faire marche arrière sur sa décision d'augmenter de 15 à 20 % les prix à la pompe depuis le 1er janvier. Une hausse consécutive à la libéralisation du secteur pétrolier, votée par le Parlement en 2013, mais qui ne passe pas du tout auprès de l'opinion publique. Avec notre correspondante à Mexico,  Emilie Barraza Le...

Madagascar: la Croix-Rouge en quête d’une nouvelle façon d’aider les populations

Madagascar: la Croix-Rouge en quête d’une nouvelle façon d’aider les populations Une vue de la capitale Antananarivo à Madagascar. © REUTERS/Thomas Mukoya Par  RFI   Publié le 30-11-2016   Modifié le 30-11-2016 à 13:23 Depuis trois ans, une crise alimentaire sévère en partie liée à la sécheresse sévit dans le sud de Madagascar. Pourtant chaque année, c'est le même branle-bas de combat d'ONG qui apportent leurs aides en urgence. Le rendez-vous annuel du Fonds de la Croix-Rouge française se tient jusque ce mercredi 30 novembre à Antananarivo. Que faire pour ne plus agir uniquement dans l'urgence, mais sur le long terme ? Une solution a été présentée. Dans le monde, sur 100 dollars  dépensés en aides internationales , seulement 40% sont investis pour prévenir et réduire les risques de catastrophe. Et pour cause : on associe souvent l'humanitaire aux situations d'urgence. Pourtant, pour le professeur Jean-François Mattei, président ...