Accéder au contenu principal

Avantages fiscaux: Apple se rebiffe, l'Irlande s'insurge et Bruxelles s'obstine

Avantages fiscaux: Apple se rebiffe, l'Irlande s'insurge et Bruxelles s'obstine

mediaLe logo d'Apple imprimé sur le drapeau irlandais.REUTERS/Dado Ruvic
Le 30 août dernier, la Commission européenne avait invalidé les arrangements, les rescrits fiscaux passés entre l'administration irlandaise et le géant mondial de l'informatique Apple. Selon la Commission, la firme n'aurait payé pendant des années qu'une part infime d'impôt sur ses bénéfices et avait donc exigé que l'Irlande réclame à Apple près de 13 milliards d'euros en arriérés d'impôts. Cette décision a été très mal prise par le gouvernement irlandais et par Apple qui a annoncé ce lundi faire appel. La Commission affirme qu'elle défendra sa sa position devant la Cour de Justice de l'UE.
Avec notre bureau à Bruxelles
Selon Apple, la Commission européenne a pris une décision contraire aux pratiques du droit fiscal américain, au droit fiscal irlandais et « au consensus mondial en matière de politique fiscale ». Et en outre, elle a pris une décision rétroactive selon Apple qui estime que les décisions de la Commission sont basées sur des théories absurdes.
Ces arguments font écho à ceux du gouvernement irlandais qui a fait lui aussi appel de cette décision il y a un mois et a affirmé que la Commission européenne n'avait pas compétence à se substituer unilatéralement aux règles en vigueur en Irlande, et qu'elle violait ainsi sa souveraineté fiscale.
La Commission tente de réécrire la législation fiscale irlandaise, avait estimé le gouvernement de la république d'Irlande où Apple est un des plus importants employeurs privés.
La Commission a réagi en publiant les quelque 130 pages de l'enquête détaillée qui l'a poussée à demander ce remboursement de 13 milliards d'euros dont elle souligne à nouveau qu'il ne s'agit pas d'une amende, mais d'arriérés d'impôts.
En moyenne, Apple a selon elle payé environ 0,05% d'impôt sur ses bénéfices entre 2003 et 2014 alors que l'impôt sur les sociétés déjà très bas en Irlande est de 12,5%.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Rentrée scolaire en RDC: l’Etat devrait «payer décemment les enseignants»

Rentrée scolaire en RDC: l’Etat devrait «payer décemment les enseignants» Par  Anne Cantener Diffusion : lundi 5 septembre 2016   Une salle de classe vide, lors de la rentrée scolaire à Kinshasa, RDC, le 5 septembre 2016. RFI/Sonia Rolley in Partager Réagir print C’est la rentrée des classes en RDC et l’opposition a appelé à ne pas envoyer les enfants à l’école. La société civile s'est jointe au mouvement notamment au Sud-Kivu pour réclamer une vraie gratuité de la scolarité. Actuellement, les parents contribuent au salaire des professeurs, à travers une prime qui vient s'ajouter à la rémunération versée par l'Etat. Maitre Patient Bashombe fait partie de la coordination de la société civile du Sud-Kivu. Pour lui, le versement de cette prime doit cesser.

Mondial 2018: la RDC se fait peur mais s’impose en Guinée

Mondial 2018: la RDC se fait peur mais s’impose en Guinée Par  Farid Achache Publié le 13-11-2016  Modifié le 13-11-2016 à 22:29 Yannick Bolasie a inscrit le deuxième but de la RDC face à la Guinée. AFP PHOTO / ADRIAN DENNIS Malgré une première période difficile et un but de la Guinée sur penalty à la 23e minute, la RDC est revenue dans son match en seconde mi-temps pour s’offrir une victoire à l’extérieur (2-1) ce dimanche 13 novembre. Neeskens Kebano et Yannick Bolasie sont les deux buteurs congolais. Mise sous pression par la victoire de la Tunisie contre la Libye (1-0), la RD Congo devait s’imposer à Conakry en Guinée ce dimanche 13 novembre pour rester en tête du groupe A des éliminatoires du Mondial 2018. Sauf que le Syli National, déjà dos au mur, devait lui aussi absolument se relancer à domicile. Une RDC en souffrance en première période Dès l’entame de la rencontre, les Guinéens se sont portés à l’avant et ont tenté crânement leur chance face à l'une ...

Thaïlande: la junte impose une éducation militaire dès le jardin d'enfants

Thaïlande: la junte impose une éducation militaire dès le jardin d'enfants Par Arnaud Dubus Publié le 26-12-2016 Modifié le 26-12-2016 à 12:02 Vue aérienne de Bangkok. @monasie.com En Thaïlande, la junte au pouvoir a lancé un programme de militarisation dans plusieurs jardins d’enfants, afin de renforcer le patriotisme dès l’âge de quatre ou cinq ans. Les enfants doivent se livrer à des exercices physiques et à des récitations de « valeurs morales » édictées par le régime militaire. De notre correspondant à Bangkok, C'est un programme d’endoctrinement. Il est coordonné par une unité de l’armée de terre dans les jardins d’enfants de la province de Kanchanaburi, dans l’ouest thaïlandais. Les enfants sont revêtus d’uniformes militaires. Ils doivent faire des exercices physiques, comme ramper sous des filets ou ...