Accéder au contenu principal

Afghanistan: le vice-président accusé d'avoir fait séquestrer et violer un rival

Afghanistan: le vice-président accusé d'avoir fait séquestrer et violer un rival

mediaAhmad Ishchi, lors de l'interview chez lui à Kaboul, le 13 décembre 2016.REUTERS/Omar Sobhani
En Afghanistan, un ancien gouverneur provincial affirme avoir été séquestré, torturé et abusé sexuellement sur ordre du vice-président du pays. Plusieurs chancelleries et organisations internationales réclament une enquête après les accusations portées par la victime présumée, un adversaire politique du vice-président.
Avec notre correspondante à Kaboul,  Sonia Ghezali
C'est sur l'une des chaînes de télé les plus regardées du pays qu'Ahmad Ishchi, l'ancien gouverneur provincial, a raconté le début de son calvaire. Tout a commencé le mois dernier, sur un terrain vague où se déroulait un buzkachi, le sport équestre traditionnel en Afghanistan.
« J'ai pris les mains du général Dostom dans les miennes pour le saluer. Et là il a commencé à m'insulter. "Qui cherchera après toi si je te tue ? Je vais te traîner sous les sabots des chevaux et faire jouer au buzkachi avec ton corps". Il a appelé ses garde-du-corps et leur a ordonné de me frapper. Dostom m'a ensuite projeté au sol et a mis son pied sur ma nuque », raconte-t-il.
« Je veux que justice soit faite »
Ahmad Eschi dit avoir ensuite été enfermé dans le coffre d'une voiture blindée, puis séquestré dans la demeure du vice-président. Il affirme y avoir été retenu cinq jours, déshabillé, battu, violé à l'aide du canon d'une kalachnikov sur ordre du général Dostom en personne. Montrant ses hématomes aux jambes à la caméra, l'homme d'une soixantaine d'années affirme avoir été ensuite transféré dans la cellule d'un centre des services de renseignement durant 11 jours.
« Même si le général Dostom est le vice-président, s'il a quelque chose contre moi, il doit me le dire. Mais il n'a pas le droit de se comporter comme ça. Je veux que justice soit faite », souhaite-t-il. Le vice-président a nié dans un communiqué les accusations de son adversaire politique. Les autorités affirment qu'une enquête est lancée.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Attaque dans un village ivoirien à la frontière guinéenne

Attaque dans un village ivoirien à la frontière guinéenne Un soldat ivoirien dans le quartier de Yopougon à Abidjan, décembre 2012. (Photo d'illustration) © AFP PHOTO/ SIA KAMBOU Par RFI Publié le 22-12-2016 Modifié le 23-12-2016 à 01:22 Un village situé dans l'ouest de la Côte d'Ivoire a été la cible d'assaillants venus de la Guinée voisine, dans la nuit du 21 au 22 décembre. Les circonstances de cette attaque sont encore troubles. L'information a été confirmée par une source au ministère de la Défense ivoirien, ce jeudi 22 décembre. Le village de Kpe Aba, à l'ouest de la Côte d'Ivoire, a été attaqué dans la nuit du 21 au 22 décembre par des assaillants venus de la Guinée toute proche. Des renforts ont ét...

Mondial 2022: dix dirigeants de la Fifa dont Hayatou auditionnés?

Mondial 2022: dix dirigeants de la Fifa dont Hayatou auditionnés? Par  RFI Publié le 27-05-2015  Modifié le 27-05-2015 à 23:33 Issa Hayatou aux côtés de Joseph Blatter. AFP PHOTO / KHALED DESOUKI Les autorités suisses, qui ont arrêté sept personnalités du monde du football soupçonnées de corruption ce 27 mai 2015 à Zurich, veulent entendre dix membres du Comité exécutif de la Fifa, dont Issa Hayatou, le président de la Confédération africaine de football (CAF), dans une autre enquête. Celle qui porte sur l’attribution polémique des Coupes du monde 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar. La justice suisse s’intéresse à dix membres du Comité exécutif de la Fédération internationale de football (Fifa), dont Issa Hayatou, président de la Confédération africaine de football (CAF) depuis 1988, présent à Zurich pour le Congrès de la Fifa. Les autorités helvétiques, qui ont procédé à  l’arrestation tapageuse de sept dirigeants  et cadres du football sud-américain...

Haïti: les adversaires de Jovenel Moïse contestent son élection

Haïti: les adversaires de Jovenel Moïse contestent son élection Par  RFI Publié le 30-11-2016  Modifié le 30-11-2016 à 07:59 Un supporter de la candidate Maryse Narcisse lors d'une manifestation à Port-au-Prince, le 29 novembre 2016. REUTERS/Jeanty Junior Augustin Lundi soir, Jovenel Moïse a été donné vainqueur de la présidentielle en Haïti dès le premier tour. Les résultats préliminaires annoncés par le Conseil électoral le créditent de plus de 55% des suffrages. Mais cette large victoire du candidat PHTK est contestée par ses principaux concurrents qui vont utiliser les voies légales de recours, alors que dans les quartiers pauvres de la capitale, la colère s'exprime dans la rue. Avec notre correspondante à Port-au-Prince ,  Amélie Baron Dans les bastions historiques du parti Lavalas, la journée de mardi a été marquée par des affrontements entre la police et les sympathisants de Maryse Narcisse. Rose-Marie Romilus, fervente partisane de la candidate, ass...