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A la Une: les nominations de Trump font encore couler beaucoup d’encre

A la Une: les nominations de Trump font encore couler beaucoup d’encre

mediaDonald Trump a nommé l’ex-dirigeant d’Exxon Mobil, Rex (photo) Tillerson, secrétaire d’EtatREUTERS/Kevin Lamarque
Les nominations des futurs membres de l’administration Trump font encore couler beaucoup d’encre
« L’industrie du pétrole et du gaz reprend le pouvoir dans l’administration Trump », titre ainsi le Washington Post. Le futur président a nommé l’ex-dirigeant d’Exxon Mobil, Rex Tillerson, secrétaire d’Etat ; l’ancien gouverneur du Texas, Rick Perry, Ministre de l’Energie ;  et le climato-sceptique Scott Pruitt à la tête de l’Agence de protection de l’environnement.

Pour le directeur de l’ONG environnementale, Safe Climate Campaign, « Le bateau de l’Etat est en train de se transformer en Exxon Valdez », une référence au pétrolier qui s’était échoué en 1989, responsable de la pire marée noire en Alaska. Résultat : « Tous les efforts entrepris depuis huit ans par l’administration Obama pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, diminuer la part du charbon et des énergies fossiles et développer les énergies renouvelables seront réduits à néant », poursuit le journal.

Les démocrates envisagent d’utiliser tous les moyens pour bloquer les deux chambres, en particulier sur les politiques énergétiques et environnementales. De son côté l’éditorialiste du Washington Post estime que les grands électeurs qui voteront lundi prochain pour entériner ou non l’élection de Donald Trump devront prendre leurs responsabilités. « S’ils la rejettent, cela pourrait menacer la stabilité de nos institutions », écrit-il. « Mais c’est justement la menace que constitue Trump lui-même envers ces institutions qui devrait inciter les grands électeurs à réfléchir par deux fois avant de prendre cette décision », conclut-il.

Le drame d'Alep en Syrie suscite de nombreux commentaires dans la presse outre-Atlantique 
 
« Les destructeurs d'Alep s'appellent Assad, Poutine et Iran », titre aujourd'hui le New York Times. Le président syrien « n'aurait jamais pu s'imposer sans le soutien de son homologue russe Vladimir Poutine », estime le quotidien. « Le président élu Donald Trump, fervent défenseur du chef du Kremlin ferait bien de persuader son ami russe d'en finir avec le massacre ».

LeWashington Post, au contraire, pointe la responsabilité de l'administration américaine dans le drame d'Alep: « Au lieu d'écouter ses conseillers qui avaient des plans pour sauver Alep », le président Obama « a soutenu la diplomatie illusoire de son secrétaire d'Etat John Kerry, dont les appels répétés à l'adresse de Moscou pour obtenir un cessez-le-feu n'ont fait que montrer aux yeux du monde entier la faiblesse des Etats-Unis. Mardi, l'ambassadrisse américaine à l'ONU, Samantha Power, a fustigé Assad, la Russie et l'Iran mais n'a pas reconnu qu'Alep entache aussi l'honneur de Barack Obama et de l'Amérique », poursuit le Washington Post. « Ceux qui vont devoir endurer les conséquences de la catastrophe syrienne ne pardonneront pas ».

Et selon le Boston Globe, « Nous ne nous levons pas contre la destruction d'Alep parce que nous nous réservons le droit de ne pas être jugés pour des crimes similaires. Désormais il sera difficile pour les Etats-Unis de prétendre que les droits de l'Homme constituent la pierre angulaire de leur politique étrangère ».

La ministre vénézuélienne des affaires étrangères vénézuélienne refoulée ce mercredi à une réunion du Mercosur à Buenos Aires
 
Le président vénézuélien Nicolas Maduro n’a pas tardé à réagir. La ministre Delcy Rodriguez, qui n’avait pas été invitée à cette réunion,  « a été agressée  devant le bâtiment du ministère argentin des Affaires étrangères », a déclaré Nicolas Maduro - en marge d’une réunion à La Havane pour fêter le douzième anniversaire de la création de l’ALBA, l’Alliance bolivarienne des Amériques, et les 24 ans de la première rencontre entre Hugo Chavez et Fidel Castro, rapporteLa Nación.

Le président vénézuélien dont le pays a été exclu du bloc économique Mercosur pour ne pas respecter les valeurs démocratiques, a dit avoir envoyé une note de protestation au gouvernement argentin, indiqueEl Universal. Delcy Rodriguez « a sans doute une fracture à la clavicule, elle a été jetée à terre aux portes du ministère en entrant sans la présence de médias sur place, elle a été agressée par les chefs de la sécurité de la chancellerie argentine » a assuré Nicolas Maduro, rapporte Tal Cual  . Et le président de conclure que cet épisode est la manifestation « de la violence de l’extrême droite intolérante ».

Au Mexique, les ravisseurs d’un ingénieur de la région de Guerrero ont dû négocier avec la famille de leur otage
 
Une bande criminelle, les Tequileros, a pris en otage une douzaine de personnes depuis le 11 décembre dernier dans l’Etat du Guerrero, gangrené par le crime organisé et le trafic de drogue. Parmi eux, un ingénieur, Isauro de Paz Duque, raconte Reporte Indigo. Du coup, les habitants organisés en milices, dont la femme de l’ingénieur, ont en représailles séquestré la mère du leader de la bande. La mère de Raybel Jacobo de Almonte a lancé un appel : « Mon fils, si tu as l’ingénieur, libère-le s’il te plait. Si tu l’as, je sais que tu vas le libérer ».

La police fédérale s’est déployée dans la région, et finalement l’ingénieur a été relâché, relate Milenio. Mais les autodéfenses retiennent encore 18 personnes liées au groupe criminel. Selon l’éditorialiste de Milenio, ces milices seraient elles aussi impliquées dans des bandes rivales pour le contrôle du trafic d’opium et de marihuana. Une région très violente où ont disparu 43 étudiants d’Ayotzinapa en septembre 2014. La Jornada de Guerrero  rapporte que leurs familles ont manifesté leur colère en réclamant la vérité sur leur sort : elles ont bloqué ce mercredi l’autoroute du Soleil et ont lancé des cocktails molotov contre une caserne de l’armée.

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