Accéder au contenu principal

Corée du Sud: la présidente place son destin dans les mains du Parlement

Corée du Sud: la présidente place son destin dans les mains du Parlement

mediaLa présidente sud-coréenne Park Geun-hye lors de son discours à la nation le 29 novembre 2016 à Séoul.REUTERS/Jeon Heon-Kyun/Pool
Engluée dans un étrange scandale politico-financier, accusée de complicité dans une affaire de corruption, confrontée à des demandes de démission au sein de son propre parti et à des manifestations massives, Park Geun-hye fait face à une crise de légitimité majeure. La présidente sud-coréenne a déclaré dans une allocution télévisée remettre son destin politique dans les mains du Parlement. Mais son discours soulève plus de questions qu’il n’en résout.
Avec notre correspondant à Séoul,Frédéric Ojardias
Park Geun-hye a donné un discours télévisé très ambigu. Après avoir présenté de nouvelles excuses, la présidente sud-coréenne a déclaré qu’elle allait laisser le Parlement décider de quand et de comment elle devait abandonner le pouvoir.
Le problème, c’est que les députés sud-coréens sont déjà sur le point de lancer une procédure de destitution. Une procédure très longue, qui pourrait prendre six mois. Park Geun-hye n’a pas précisé si elle allait démissionner dès que sa destitution serait votée, ou si elle demandait au Parlement de proposer une autre sortie de crise, ce qui risque de provoquer une lutte entre les différents partis.
Une déclaration pour sauver la face ?

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Au Mexique, la hausse du prix des carburants passe vraiment très mal

Au Mexique, la hausse du prix des carburants passe vraiment très mal Par RFI Publié le 09-01-2017 Modifié le 09-01-2017 à 07:03 Manifestation contre la hausse du prix des carburants à Mexico, le 8 janvier 2017. «Dehors Peña»: certaines pancartes ciblent le président. REUTERS/Edgard Garrido Au Mexique, la mobilisation continue face à la hausse du prix des carburants. Ce week-end, des dizaines de milliers de Mexicains ont manifesté dans plusieurs villes du pays, pour demander au gouvernement de faire marche arrière sur sa décision d'augmenter de 15 à 20 % les prix à la pompe depuis le 1er janvier. Une hausse consécutive à la libéralisation du secteur pétrolier, votée par le Parlement en 2013, mais qui ne passe pas du tout auprès de l'opinion publique. Avec notre correspondante à Mexico,  Emilie Barraza Le...

Madagascar: la Croix-Rouge en quête d’une nouvelle façon d’aider les populations

Madagascar: la Croix-Rouge en quête d’une nouvelle façon d’aider les populations Une vue de la capitale Antananarivo à Madagascar. © REUTERS/Thomas Mukoya Par  RFI   Publié le 30-11-2016   Modifié le 30-11-2016 à 13:23 Depuis trois ans, une crise alimentaire sévère en partie liée à la sécheresse sévit dans le sud de Madagascar. Pourtant chaque année, c'est le même branle-bas de combat d'ONG qui apportent leurs aides en urgence. Le rendez-vous annuel du Fonds de la Croix-Rouge française se tient jusque ce mercredi 30 novembre à Antananarivo. Que faire pour ne plus agir uniquement dans l'urgence, mais sur le long terme ? Une solution a été présentée. Dans le monde, sur 100 dollars  dépensés en aides internationales , seulement 40% sont investis pour prévenir et réduire les risques de catastrophe. Et pour cause : on associe souvent l'humanitaire aux situations d'urgence. Pourtant, pour le professeur Jean-François Mattei, président ...

Etats-Unis: lutte d'influence en cours au Pentagone avant l'arrivée de Trump

Etats-Unis: lutte d'influence en cours au Pentagone avant l'arrivée de Trump Par RFI Publié le 08-01-2017 Modifié le 08-01-2017 à 11:36 Le président élu des Etats-Unis au moment de dévoiler son choix pour le poste de secrétaire à la Défense, James Mattis, le 19 novembre 2016 au Trump International Golf Club dans le New Jersey. Drew Angerer/Getty Images/AFP Donald Trump n'a pas encore pris ses fonctions de président des Etats-Unis. Et son secrétaire à la Défense, le général James Mattis, n'a pas encore été confirmé à son poste. Mais déjà, des tensions seraient perceptibles entre les deux hommes. Avec notre correspondant à Washington,   Jean-Louis Pourtet Le général Mattis , surnommé « le chien enragé » pour sa valeur au combat en Afghanistan et en Irak, n'est pas du genre à se laisser forcer la ma...